CERF-MULET
Définition Cerf-mulet
Des oreilles d''ânes.
En dépit de la chasse impitoyable qui leur a toujours été faite, les cerfs-mulets sont aujourd''hui plus nombreux qu''à l''arrivée des premiers Européens en Amérique du Nord.
La raison en est double: la race est fertile, chaque femelle portant ordinairement des faons jumeaux après une gestation de 7 mois ; et surtout, leurs prédateurs naturels tels que pumas, lynx, coyotes et ours ont été décimés par l''homme au 19'' siècle.
Avec son cousin, le cerf de Virginie, le cerf-mulet est le gros gibier le plus abondant dans l''ouest de l''Amérique du Nord.
On le retrouve de l''Alaska au Mexique, des montagnes froides aux déserts brûlants.
Le nom du cerf-mulet lui vient de ses oreilles démesurées, frangées de noir.
Sa robe, rousse l''été, tourne au gris-brun l''hiver.
Ses jambes et sa poitrine sont grises, sa croupe est blanche ainsi que sa queue à bout noir.
Il possède sur le front une marque foncée en forme de fer à cheval.
Les bois des mâles ont la forme d''un «Y» et portent deux ramifications.
Le cerf-mulet évite la forêt profonde, préférant les boisés plus dégagés.
En été, il vit dans les montagnes par petits clans de quelques individus.
Quand l''hiver les contraint à descendre vers les plaines, les groupes se réunissent en bandes plus importantes, menées par une femelle âgée.
On cherche actuellement à stabiliser la population de ces cervidés par la reconstitution de leurs pâturages et, parallèlement, par l''introduction sur leur territoire de quelques pumas et coyotes, de façon à éviter que ne se reproduise le désastre de 1926.
A cette époque, en Arizona, 60 000 cerfs moururent de faim, leur nombre étant, en 20 ans, passé de 4 000 têtes à plus de 100 000 !
