CHEVESNE
Définition Chevesne
Il aime les moulins...
et Paris.
Chaboisseau, charaçon, têtard, meunier, blageon, doubleau, vilain, chavasse sont quelques-uns des noms donnés au chevesne (qui s''orthographie aussi chevaine ou chevêne).
Celui de meunier s''explique par la fréquence de ce poisson près des moulins à eau.
Chevesne vient du latin capito, « qui a une grosse tête ».
Cette espèce a en effet le museau court et large.
Sa teinte générale est jaune verdâtre.
Ses écailles sont grandes.
Proche parent de la vandoise, le chevesne est un poisson des lacs, des étangs et des rivières, surtout dans les régions de plaines.
Il se reproduit entre avril et juin.
Sa ponte compte de 20 000 à 100 000 oeufs mesurant 1,5 mm de diamètre.
La femelle les dépose sur les plantes aquatiques ou les graviers.
À cette époque, comme c''est le cas chez la plupart des cyprinidés (ou « poissons blancs »), le dos du mâle se couvre de « boutons de noces » :il s''agit de petits tubercules blanchâtres.
Le chevesne a la réputation d''être un poisson vorace.
Il se nourrit de grenouilles, d''écrevisses, de goujons, d''alevins, et aussi d''oeufs de poissons. de détritus, de substances végétales.
C''est un omnivore parfait qui ne dédaigne pas les fruits qui tombent dans l''eau.
On considérait jadis qu''il lui fallait des eaux fraîches et bien oxygénées.
De nos jours, il fréquente les points d''arrivée des détritus pour y trouver quelques déchets à manger.
Et il parvient à subsister dans les eaux de la Seine à Paris.
Il s''hybride parfois avec la vandoise et même l''ablette
