FOULQUE MACROULE
Définition Foulque Macroule
On la voit sur tous nos étangs.
La foulque macroule est sans doute le plus commun des oiseaux d''eau de nos régions, et pourtant on la connaît mal.
Peut-être parce qu''on la confond avec sa parente la poule d''eau.
Peut-être aussi parce qu''elle porte, suivant les régions, d''autres noms : judelle par exemple, ou blérie en Picardie, ou macreuse dans le Midi (alors que la vraie macreuse est un canard).
La foulque est toute noire.
Son bec blanc est prolongé par une « plaque frontale » également blanche.
Ses doigts sont lobés, c''est-à-dire bordés de palmures en festons.
De loin, les foulques qui nagent sur un étang se reconnaissent à leur silhouette sombre : elles hochent la tête et poussent des kef, kef perçants.
A la mauvaise saison, les foulques se rassemblent en troupes compactes sur les étangs ; elles s''observent aussi sur les estuaires, mais non sur la mer.
Elles plongent souvent.
Leur nourriture se compose surtout de plantes aquatiques.
La foulque construit un nid de roseaux qu''elle installe sur une sorte de radeau flottant, également en roseaux.
La ponte se compose de cinq à dix oeufs, de couleur beige avec de petites taches brunes.
Les poussins sont adorables avec leur duvet noir : leur tête et leur cou sont rougeâtres, ce qui les distingue des poussins de poules d''eau, qui sont tout noirs.
Ils quittent le nid à l''âge de trois ou quatre jours, mais y retournent pour dormir durant un certain temps.
Et c''est un spectacle charmant de voir ces flottilles de poussins noirs entourant leurs parents : ils les accompagnent encore lorsqu''ils ont la taille adulte.
Sur les étangs du Languedoc et de Camargue, les foulques sont l''objet de battues qui se terminent par de véritables massacres de ces oiseaux sans grande défense.
