GOBE-MOUCHES NOIR
Définition Gobe-mouches Noir
Plus fréquent à l'automne qu'au printemps.
Au mois de septembre, il est fréquent d'observer, à la campagne comme dans les parcs des villes, un petit passereau au bec fin, qui se tient posé sur une branche, dans une attitude presque verticale.
De temps à autre, il s'envole, capture un insecte en vol et revient à son point de départ.
A ce comportement typique, nous avons reconnu un gobe-mouches.
Et comme son plumage est brun olive dessus et blanc roussâtre dessous, c'est un gobe-mouches noir.
En effet, le gobe-mouches gris, qui est plus commun, est tacheté et rayé.
A cette époque de l'année, donc, le gobe-mouches noir ne mérite guère son appellation.
Elle est plus justifiée au printemps, tout au moins pour le mâle.
Il a alors la tète, le dos et les ailes noirs.
Le dessous est blanc, de même qu'une tache au front.
Un « miroir » blanc s'observe sur l'aile (il subsiste sur le plumage d'automne, mais est alors moins voyant).
Fait curieux, le gobe-mouches noir est beaucoup plus fréquent à son passage automnal que lors de la migration printanière.
L'explication est simple : il effectue une migration en boucle et traverse, au printemps, des régions plus orientales.
L'espèce niche cependant dans certaines régions de France, dans le Centre et le Sud-Est surtout.
Elle a parfois niché en Ile-de-France.
Le gobe-mouches noir s'installe alors dans un trou d'arbre ou de mur, et adopte volontiers les nichoirs.
Son domaine favori est alors constitué par les bois de vieux arbres feuillus.
Le gobe-mouches noir est, au cours de sa migration, une fréquente victime des « tendeurs » qui opèrent illégalement dans le sud-ouest de la France.
C'est l'une des principales espèces consommées sous le nom de becfigue.
