GRUE CENDREE
Définition Grue Cendree
Une sentinelle qui joue de la trompette.
Soudain, au loin, un sorte de trompette.
Dans l'isolement de ces marais, rien à l'horizon.
Mais à quelques kilomètres de là, parmi les graminées palustres, quelques grues observent.
Ce sont les sentinelles.
L'une d'elles, de sa voix remarquablement sonore, vient de pousser un cri.
Une autre, avec coquetterie, lisse de son bec pointu son plumage gris, puis avance posément sur ses longues pattes noires.
Sa queue rappelle celle du coq.
Elle allonge son grand cou, sa tête s'orne d'une tache rouge comme ses iris, son crâne est recouvert de plumes très fines.
Cet élégant migrateur, un des plus grands oiseaux d'Europe, est une grue cendrée (un mètre dix).
En France, elles passent deux fois par an, en mars et octobre-novembre, à grandes hauteurs, par bandes en forme de V qui poussent des cris aigus.
La grue aime les marécages, les fleuves, les lagunes.
Elle se livre, et pas seulement à la période des amours, à des danses-pantomimes collectives auxquelles participent adultes et jeunes des deux sexes.
Pataugeant dans l'eau, elle se nourrit de grains, d'herbes, d'insectes, de lézards et de batraciens.
Elle fait son nid de préférence dans une île.
Gris perle, la grue antigone d'Asie méridionale mesure un mètre cinquante.
La grue blanche américaine est en voie de disparition.
Oiseau du Nil, la grue couronnée (quatre-vingt-quinze centimètres ) se laisse apprivoiser et vit quelque cinquante-cinq ans.
Fine et élégante, la demoiselle de Numidie (quatre-vingt-quinze centimètres) vit en Asie centrale, en Asie Mineure et en Roumanie où elle a la particularité d'être sédentaire.
