HYLOCHERE
Définition Hylochere
Inconnu ?¬? des zoologistes ?¬? jusqu'en 1903.
C'est en 1903 seulement qu'un Européen entendit parler pour la première fois de l'hylochère et ce n'est qu'un an plus tard qu'il réussit à expédier à Londres un crâne et des bouts de peau, qui suffirent pour savoir qu'il s'agissait d'une espèce nouvelle.
Depuis, on a rencontré l'hylochère dans trois régions différentes de l'Afrique équatoriale : en Ouganda, au Congo et au Libéria.
C'est un animal particulièrement discret, qui vit au sein d'épaisses forêts humides et marécageuses et ne sort des fourrés les plus denses qu'à l'aube et au crépuscule, pour chercher sa nourriture dans des zones plus découvertes.
C'est le plus grand de tous les sangliers, même si les premières estimations quant à sa taille (2 m de long pour 1 m de haut) se sont révélées un peu exagérées.
Son corps est particulièrement massif, la tête large et lourde, le groin épais.
La peau fauve est couverte de longs poils noirs très rudes, sauf sur la face, qui est nue.
Celle-ci ne présente pas les verrues du phacochère, mais des replis de peau soulignent les yeux, surtout chez les vieux mâles.
Ceux-ci portent des boutoirs bien développés.
Les hylochères vivent en petites hardes comportant un mâle et deux ou trois femelles adultes auxquelles s'ajoutent quelques jeunes.
Ils se nourrissent de plantes et ne semblent pas fouiller la terre pour trouver des racines, comme c'est le cas pour les autres sangliers.
La femelle met au monde, après une gestation de quatre mois, des portées assez nombreuses où l'on compte deux à six petits.
