KAGOU
Définition Kagou
Presque anéanti par les Européens.
Les kagous peuplaient autrefois les forêts de la Nouvelle-Calédonie.
Mais, vers 1850, les Européens arrivèrent, avec leurs compagnons inséparables : les chiens, les chats et les rats.
A peu près incapable de voler et de chair excellente, le kagou était condamné d'avance...
Il n'en reste que quelques couples, dans les jungles montagneuses les plus inaccessibles.
Mais le kagou s'est déjà reproduit dans plusieurs zoos, et il n'est pas impossible que l'espèce arrive à survivre en captivité.
C'est une sorte de gros héron trapu, de la taille d'une poule, qui est particulier à la Nouvelle-Calédonie.
Il a des ailes, mais ne s'en sert que pour voler l'espace de quelques mètres.
Son plumage est gris perle, un peu plus foncé sur le dos.
Il a les pattes et le bec rouge vif.
Ce dernier est assez fort, muni d'une sorte de gaine, qui empêche les narines de se remplir de terre quand le kagou enfonce son bec dans le sol.
C'est de cette façon, en effet, qu'il se nourrit de vers et d'insectes.
Il mange aussi des escargots.
Son nom lui a été donné par les Canaques.
Il n'est que l'illustration du cri que pousse l'oiseau la nuit, d'une voix puissante qui porte à des kilomètres...
Le kagou vit en solitaire, mais la période nuptiale dure une bonne partie de l'année.
Elle commence par des parades bizarres, où le mâle tourne sur lui-même en tenant le bout de son aile dans son bec.
Puis le couple construit sur le sol un nid de brindilles et la femelle y pond un ?€œuf unique, que les parents couvent à tour de rôle.
