LOIR COMMUN
Définition Loir Commun
Un sommeil lourd qui a vulgarisé leur nom.
Au milieu de l'automne, les loirs gorgés de noisettes, de glands et de fruits pèsent deux fois leur poids moyen du printemps.
Ils s'installent alors à quatre ou cinq dans un tronc creux, ou le plus souvent un terrier garni d'herbes et de feuilles, et s'endorment couchés sur le dos, la queue rabattue sur le ventre et la tête...
Sept mois passeront et ce n'est qu'au début du mois de mai qu'on les verra reparaître fort amaigris.
Dormir comme un loir, la comparaison est difficile à soutenir ! En fait, l'hibernation est plus qu'un simple sommeil : le coeur bat moins vite, circulation du sang et respiration adoptent un rythme plus lent, la température du corps baisse, tout l'organisme fonctionne au ralenti, avec une dépense d'énergie réduite au minimum.
En été, les loirs sont très actifs, la nuit, dans les bois où ils sont répandus, de l'Europe du Sud à l'Asie centrale.
Ils escaladent les arbres avec agilité, grâce aux coussinets adhérents qui garnissent leurs pattes aux griffes pointues ; ils font des bonds d'un mètre en se servant de leur longue queue touffue comme balancier.
Avant de dévorer les baies, les fruits, les oeufs et parfois les oisillons, ils poussent à qui mieux mieux des cris très aigus.
Leurs grands yeux noirs voient très bien dans la pénombre, leur ouïe est fine et, pour palper les objets, ils se servent de leurs longues moustaches, et de quatre protubérances tactiles portées par leur menton et leurs avant-bras.
Les petits naissent nus et aveugles, au milieu de l'été, dans un terrier spécial où le père n'est admis que lorsqu'ils ont quinze jours.
