LORIS
Définition Loris
Le clown triste de la jungle.
Le mot vient du hollandais "loeris" (clown), les premiers colons d'Indonésie ayant été impressionnés par le comportement mélancolique, mi-tragique, mi-comique, de ce petit animal aux gestes lents.
Le fait est qu'il semble évoluer comme un léger fantôme parmi les branches des jungles tropicales de l'Asie du Sud et du Sud-Est.
Ce groupe asiatique comprend le loris tardigrade (de l'Inde méridionale à Bornéo), le loris grêle (de la Birmanie occidentale à Ceylan), le loris nain (Indochine méridionale), ce dernier étant, croit-on, une forme de transition entre les deux autres.
Ces trois espèces se ressemblent, tant par la petitesse de leur corps au pelage fin et épais que par la lenteur de leurs déplacements, presque toujours nocturnes.
Leurs yeux sont d'un brun rougeâtre, phosphorescents dans l'obscurité, cernés d'anneaux clairs ou foncés, parfaitement ronds et si grands que tous ces loris ont l'air de porter des lunettes.
Surpris sur le sol, ils poussent des grognements aigus, et s'enfuient avec difficulté, tantôt à quatre pattes, tantôt debout.
Ils donnent alors l'impression de tituber.
Leur vrai milieu est la zone forestière des basses terres, où croissent, à l'état sauvage, tous les arbres fruitiers des tropiques.
Le jour, ils dorment, étroitement enroulés sur eux-mêmes, leurs doigts griffus étreignant avec force l'écorce d'une branche fourchue.
Au couchant, ils s'éveillent.
Grimpeurs aux "mains" sûres, les loris pratiquent aussi bien la cueillette des baies que le rapt des oeufs, quand ils ne se livrent pas à la chasse aux insectes. ou même à celle des petits oiseaux endormis.
Le loris grêle lance parfois, et sur une seule note, un coup de sifflet mystérieux.
"Il appelle le malheur ! disent les Malais.
Ses yeux sont des lanternes qui guident les typhons."
