MANTA
Définition Manta
Un diable volant de trois tonnes...
C'est à son aspect que la manta doit son nom de "diable cornu".
Elle n'a de dents qu'à la mâchoire inférieure, se nourrit de petites proies, et n'est dangereuse que parles épines de sa queue.
Ses "cornes" sont deux prolongements des nageoires pectorales en avant des yeux, et de part et d'autre de la bouche.
Celle-ci en effet, au lieu d'être ventrale comme chez les autres raies, est placée à l'extrémité avant du corps.
La respiration se fait par deux trous situés, comme les yeux, sur les côtés de l'animal: l'eau aspirée traverse un filtre qui retient les petits animaux, puis elle est chassée sous pression à travers les branchies, qui retiennent son oxygène.
Répandues dans les zones chaudes des océans, les mantas chassent en surface, par petits groupes, les poissons et les crustacés.
Leur peau sans écailles visibles leur permet une très grande souplesse, et elles sautent volontiers hors de l'eau, avec une légèreté inattendue de la part d'un animal de plusieurs tonnes! C'est d'ailleurs au cours de petits bonds que les femelles, curieusement, mettent au monde leurs petits.
Les bébés mantas sortent du corps de leur mère la queue en avant, complètement enroulés dans leurs ailes! Leur naissance aérienne leur donnerait, paraît-il, le temps de dérouler leurs nageoires avant de tomber dans l'eau...
Si les mantas géantes ne vivent qu'au large, des espèces voisines s'aventurent plus près des côtes.
C'est ainsi qu'un "diable de mer", dont l'envergure atteint cinq mètres, se rencontre jusqu'en Méditerranée.
