MUREX
Définition Murex
La teinture des Anciens.
Chez les Grecs et les Romains, les tissus les plus somptueux, portés par les prêtres, les rois et les riches marchands, étaient teints en rouge violacé (pourpre) au moyen d'une sécrétion fournie par certains coquillages, surtout les murex.
Cette sécrétion est produite par une glande située sur la paroi interne du manteau, près des organes respiratoires.
Elle est jaunâtre lors de sa production.
Mais, si on l'expose au soleil, elle vire d'abord au jaune franc, puis au vert et enfin au violet.
Les Anciens obtenaient les nuances voulues en utilisant des mélanges de sécrétions de divers mollusques. en employant plus ou moins de «teinture », en traitant ensuite le tissu par la chaleur et même parfois en appliquant, toujours au petit pinceau, une seconde couche sur toute la surface.
Cette industrie a laissé, tout autour de la Méditerranée, de véritables montagnes de coquilles.
Il existe des centaines d'espèces de murex répandues dans toutes les mers du monde.
Ce sont des gastropodes, dont la coquille épaisse présente une forme bizarre, surchargée de bosses, de pointes, de dents plus ou moins longues et tordues.
Tous ces ornements n'ont aucune utilité pratique et doivent, sans aucun doute, gêner les déplacements de l'animal.
Les murex sont, en effet, des -mollusques chasseurs», qui se nourrissent surtout de bivalves, que certaines espèces sont capables d'ouvrir avec le bord de leur coquille, tandis que les autres la percent à l'aide de leur langue râpeuse: ils aspirent ensuite sa chair par le trou.
Les murex recherchent évidemment les bancs de moules et d'huîtres, où ils font d'ailleurs des ravages.
