NARVAM
Définition Narvam
Que n'a-t-on pas imaginé au sujet de la défense du narval! Elle a sans doute donné naissance au mythe de la licorne, cet animal fabuleux qui hantait l'esprit des hommes du xvie siècle.
La corne de licorne était un remède universel; tous les apothicaires de France prétendaient en posséder; elle guérissait, disaient-ils, des morsures de chiens enragés, des piqûres de vipères et de scorpions, et même de la peste.
A l'heure actuelle, seuls les Esquimaux attachent encore du prix à cette défense, qu'ils utilisent dans la fabrication de leurs harpons.
Elle peut atteindre trois mètres de long; c'est en réalité une dent située sur la mâchoire supérieure, qui se développe tant, qu'elle perfore la lèvre.
Seuls les mâles la possèdent; ils s'en servent comme d'une lance dans les combats qu'ils se livrent pour la conquête des femelles.
Le narval a un corps blanc parsemé de petites taches noires; il se déplace en groupes de six à dix individus, souvent du même sexe.
C'est un nageur rapide.
II ne possède pas de nageoire dorsale; sa nageoire caudale, en revanche, peut atteindre un mètre cinquante; ses nageoires pectorales sont petites: trente à quarante centimètres.
Ne pouvant mâcher sa nourriture, puisque sa défense est son unique dent, il se nourrit d'holothuries, de mollusques et de poissons au corps mou.
II est indispensable à la survie des Esquimaux du Groenland; les hommes peuvent attendre son passage pendant des semaines.
Quand ils l'ont tué, ils l'abandonnent aux femmes.
Celles-ci découpent la viande en tranches minces et la font sécher au soleil; elles recueillent l'excellente graisse liquide accumulée dans sa peau et la conservent dans des outres; elles utilisent jusqu'aux tendons, qui leur serviront à confectionner du fil à coudre.
