Oiseaux Région Paléarctique
ACCENTEUR ALPIN
Des montagnards endurcis! Des douze espèces d''accenteurs réparties dans toute l''Europe et l''Asie, beaucoup sont montagnardes : l''accenteur de l''Himalaya vit jusqu''à 6 000 m d''altitude, loin au-dessus de la limite de la végétation, et se nourrit d''insectes entraînés par le vent ! L''accenteur alpin, lui, vit entre 2 000 et 3 000 m, dans la zone des (...)
ACECNTEUR MOUCHET
Commun, mais discret. L''accenteur mouchet est partout autour de nous, été comme hiver, à la campagne comme en ville, et pourtant on le connaît bien peu. Bien souvent, il est confondu avec le moineau. L''accenteur mouchet se présente comme un passereau au bec fin, au dessus brun marqué de noir, et à la tête et au dessous de couleur cendre. Il faut dire que c''est un oiseau fort discret. En généra (...)
AIGLE BOTTE
Un petit aigle agile... «Trop petit pour être un aigle », l''aigle botté est souvent pris pour une buse, dont il a à peu près la taille. Mais son corps est plus élancé, il est beaucoup plus agile, son vol est plus rapide et il change plus vite de direction. L''aigle botté se rencontre essentiellement dans les forêts d''Europe et d''Asie occidentale. Il peut se présenter sous deux (...)
AIGLE DE BONELLI
Il chasse dans les garrigues de Provence L''aigle de Bonelli est l''un des oiseaux les plus rares de la faune française. Ce rapace méditerranéen et asiatique ne compte plus que de quarante à cinquante couples dans le Sud-Est et les Pyrénées. Il niche en général dans les falaises. Ses allures sont plus celles d''un autour ou d''un faucon que d''un aigle habituel. En Provence, cet aigle se (...)
AIGLE IMPERIAL
Un grand seigneur Tous les matins, l''aigle impérial se perche au sommet d''un arbre et contemple son territoire de chasse, qui s''étend sur plusieurs kilomètres carrés. Oiseau des plaines et des steppes, sa vue perçante lui permet de repérer de très loin les animaux les plus petits. Chassant seulou en couple, il fait Å“uvre utile en capturant divers ron- geurs qui détruisent les récoltes. Il se nourr (...)
ALOUETTE CALANDRELLE
Elle est l''hôte des dunes Les dunes proches de la mer sont l''un des milieux favoris de cette petite alouette. Elle habite aussi les friches, les garrigues, les steppes. En France, elle se rencontre dans les deux tiers sud du pays environ. Il y a aussi quelque chance de l''observer dans la Crau, ce mini-désert provençal, en Camargue, dans les zones herbeuses des Causses, en Roussillon, etc. Elle occupe jusqu''à la côte (...)
ALOUETTE LULU
Elle se pose sur les arbres La principale particularité de cette petite alouette est de se poser sur les arbres. La plupart des alouettes, on le sait, ne s''y posent pas, ou presque pas. De plus, elle a des sourcils blancs très nets, qui se rejoignent à la nuque. Elle porte une petite huppe et sa queue est très courte. L''alouette lulu doit son nom à son chant que l''on peut effectivement traduire par fullufluilu. De plus, elle &e (...)
AUTOUR DES PALOMBES
Un chasseur de grande classe. L''autour des palombes était autrefois estimé en fauconnerie pour la rapidité et la précision de sa chasse. A la poursuite de sa victime, il plie ses ailes courtes et larges et utilise sa queue, déployée comme un gouvernail, pour manoeuvrer parmi les arbres de la forêt. Il saisit sa proie en plein vol, dans l''eau ou au sol et la ramène sous le couvert pour la dépecer. Malheureuseme (...)
BARGE A QUEUE NOIRE
Menacée par l''assèchement des marais... Des quatre espèces de barges, les deux américaines ont pratiquement disparu, par suite de l''assèchement des marais où elles nichaient... Les deux espèces qui habitent l''Europe et l''Asie (barge à queue noire et barge rousse) sont un peu moins menacées, surtout la rousse, qui peut nicher sur les côtes. La barge à queue noire, qui nichait (...)
BECASSE
Émotion dans les sous-bois. Vous ne l''aviez pas vue, et pourtant la bécasse était là, immobile, bien dissimulée dans la végétation broussailleuse. Son plumage brun foncé, tacheté de noir et de brun clair, lui permet un camouflage parfait. Il a presque fallu lui marcher dessus pour qu''elle s''envole. C''est alors que vous avez été surpris par un départ en trombe avec un (...)
BECASSEAU
Un migrateur au long cours... Entre les diverses espèces de bécasseaux, il y a d''assez grandes différences physiques : le gros bécasseau Maubèche est deux fois plus long et quatre fois plus lourd que le petit bécasseau Minute. Mais les manières de vivre de toutes ces espèces se ressemblent en de nombreux points. L''été, les bécasseaux nichent tous dans l''Arctique (Sibérie, Spitz (...)
BERGERONNETTE DES RUISSEAUX
La petite fée des torrents. Au bord de la minuscule pièce d''eau du jardin public vient de se poser un élégant passereau dont la longue queue oscille sans cesse. A ce simple détail, nous avons reconnu une bergeronnette. Et, comme elle a la poitrine et le ventre jaune vif, c''est forcément une bergeronnette des ruisseaux. En effet, nous sommes en hiver, et notre autre bergeronnette au dessous jaune, la bergeronnette printaniè (...)
BERGERONNETTE PRINTANIERE
Reconnaissez ses diverses races. La bergeronnette printanière mérite bien son nom. C''est bien une vraie petite bergère : dans les marais et les prairies qu''elle habite, elle accompagne souvent les troupeaux. On la reconnaît facilement à sa longue queue et à son dessous jaune. Son dos vert olive permet de la distinguer de la bergeronnette des ruisseaux. Au contraire de cette dernière, la bergeronnette printanière n (...)
BERNACHE CRAVANT
Un crustacé qui devient oiseau! «Bernache» est le nom populaire des anatifes, ces crustacés bizarres formés de quelques plaques d''où sort une touffe de «plumes ». Au Moyen Age, les gens qui s''étonnaient de voir arriver «de la mer» de grands oiseaux qui ressemblaient à des oies avaient imaginé que ces oies étaient la forme «adulte» des anatifes. Ils leur ont donné (...)
BOUVREUIL
Un ravageur très méthodique. La réputation du bouvreuil est loin d''être bonne car il cause dans les vergers des dégâts considérables. Au printemps, il s''attaque aux bourgeons des arbres fruitiers. Il se pose sur l''extrémité d''une branche et progresse vers le tronc en picorant le coeur tendre de chaque bourgeon qu''il rencontre. Cette technique fort efficace lui permet de consomme (...)
BRUANT DES NEIGES
Il fréquente nos plages quand elles sont désertes. hiver, sur les plages de la Manche et de la Mer du Nord, on peut ncontrer des bandes de passereaux qui, en s''envolant, ressemblent des flocons de neige. Mais si ces oiseaux s''appellent « des neiges », est parce qu''ils nous viennent des régions nordiques. ;s bruants des neiges — car c''est d''eux qu''il s''agit — nichent en rosse, en (...)
BRUANT PROYER
Un chant sur les champs. Les champs de blé déroulent sous le ciel d''été leur tapis doré, qui attend d''être moissonné. Beauce ? Picardie ? Champagne ? Peu importe. De loin en loin, sur les fils électriques, un bruant proyer mâle chante. A première vue, il a l''aspect d''un gros moineau au plumage brunâtre et au ventre marqué de stries sombres. Sa silhouette est lourde. Son (...)
BUS FEROCE
Elle n''est sans doute pas si féroce Très rare dans nos régions, la buse féroce niche en Grèce ainsi que dans une grande partie de l''Asie, jusqu''à l''Inde du Nord. Une sousespece particulière habite le nord-ouest de l''Afrique. Un peu plus grande que la buse variable, la buse féroce a un beau plumage brun roux, mais, en fait, également variable d''un individu à l (...)
CANARD MANDARIN
Un canard somptueusement vêtu. Qu''il est difficile de décrire le canard mandarin ! Le mâle est non seulement multicolore, mais il est doté de plumes ornementales qui partent de tous côtés. Il a un large sourcil blanc sous lequel s''épanouissent des moustaches rousses. Une huppe sombre retombe sur sa tête. Des « voiles » orange, au niveau des ailes, se dressent à la verticale. La poitrine est noir viola (...)
CANARD PILET
De la toundra aux tropiques. Les canards pilets nichent dans les vastes étendues marécageuses de l''Arctique, aussi bien au nord de l''Eurasie qu''au nord du continent américain. A l''automne, ils se rassemblent en grandes bandes, et migrent vers le sud, ceux d''Europe allant jusqu''au Soudan (ils figurent déjà sur les peintures de l''Égypte ancienne), et ceux d''Amé (...)
CASARCA ROUX
Ses migrations sont aberrantes. Le casarca roux, ou tadorne casarca, est remarquable par la variété des milieux naturels qu''il habite. On le rencontre aussi bien dans les marismas du Guadalquivir, en Andalousie, que dans les steppes arides d''Asie occidentale. Il habite les vallées des torrents comme les lacs salés. Il niche dans des trous de rochers, les dunes, les murs et même les troncs d''arbres. Sa répartition couvre (...)
CASSE-NOIX
Il sème des arbres... Les graines qu''il a enfouies en été, le casse-noix sait fort bien les retrouver en hiver, même s''il doit creuser pour cela des tunnels à travers un mètre de neige! On a calculé qu''il n''en perdait que 15% ... Même si ces semences oubliées ne germent pas toutes, le casse-noix contribue cependant au reboisement des forêts où il vit. Il y a deux espèce (...)
CHARDONNERET
Un chanteur très populaire. Ce petit oiseau aux vives couleurs, aux ailes noires à bandes jaunes, aux tempes blanches, à la tête ronde, rouge, blanche et noire, possède un bec court et bien pointu, avec lequel il picore les chardons qui lui ont donné son surnom. C''est un migrateur partiel. On le reconnaît à son bavardage mélodieux et musical, et à ses chatoyantes couleurs. Il vole en groupes, par bonds et ondulati (...)
CHEVALIER GUIGNETTE
anime nos étangs Quel est donc cet oiseau qui rase à grande vitesse la surface du petit tang ? De temps à autre, il arrête de battre des ailes, et glisse sur as ailes arquées la barre blanche qui raye chaque aile est alors bien sable. Mais voici que l''oiseau se pose sur la berge. Il se met à ottiner, en hochant la queue. Nous avons reconnu un chevalier vignette. :e petit échassier est un hôte fréquent de nos eaux douces. (...)
CHEVECHE
Chasseresse de jour et de nuit. Contrairement aux autres chouettes, principalement nocturnes, la chevêche est capable de chasser de jour comme de nuit : aussi accumule-t-elle toujours une grande quantité de provisions, même en dehors de la période d''incubation. Son domaine de chasse est très exigu. Elle accepte donc toutes sortes de nourritures, du ver de terre et de l''escargot jusqu''à la poule d''eau. Lorsqu (...)
CHEVECHETTE
Un cadeau de noces... i printemps, c''est le mâle de la chevêchette qui se met à la -herche d''un trou convenable pour y installer le nid, et il appelle femelle pour avoir son avis. Ensuite, une fois le trou choisi, il y pose une friandise, un mulot, par exemple, et attend que la -nelle accepte de le manger. tte est répandue dans tout le nord de l''Eurasie, de la chevêchette )rvège à la Sibérie. Au sud, elle (...)
CHOCARD
Chapardeur l''hiver... Comme tous les parents du corbeau, les chocards sont capables de manger n''importe quoi. Mais en hiver, la neige couvre la montagne, et il n''y a plus rien à manger du tout! Alors les chocards descendent en bandes chaque matin, vers les vallées habitées par les hommes. Ils fouillent les tas d''ordures, s''approchent hardiment des maisons et volent tout ce qu''ils trouvent. Le soir, ils remo (...)
CHOUCAS
Bavard et chapardeur. Des cris aigus retentissent dans le ciel : "Tchak! Tchak!" Des oiseaux au plumage noir, à la nuque grise et aux yeux bleutés se perchent sur la corniche d''un haut bâtiment. Ce sont des choucas. S''adaptant au monde moderne, ils ont délaissé leurs anciens logis, falaises ou clochers, pour se fixer sur les aspérités qu''offrent les immeubles. Le registre de leur voix comporte des sonor (...)
CHOUETTE LAPONE
Une chouette géante. La chouette lapone est, avec le harfang, la plus grande chouette d''Europe elle atteint presque la taille du grand-duc. Son plumage est brun-gris, avec des stries sur la poitrine. Ses disques faciaux (c''est-à-dire les « disques » qui entourent les yeux) sont rayés de façon concentrique. Ses yeux sont jaunes. Ces deux particularités permettent de la distinguer d''une autre grande chouette europ&e (...)
COCHEVIS HUPPE
L''art du camouflage. Les cochevis, comme tous les oiseaux qui nichent au sol en terrain dégagé, ont besoin d''un bon camouflage. Leur plumage gris-roux tacheté, comme celui des autres alouettes, leur assure déjà une bonne protection. Mais on a remarqué, qu''en outre ils choisissaient pour nicher un terrain où leur teinte se fondait particulièrement bien, les gris sur du sable gris et les roux sur du sable r (...)
CYGNE DE BEWICK
De la Sibérie à la mer du Nord. La réserve de Slimbridge, dans l''estuaire de la Severn, entre la Cornouailles et le Pays de Galles, est l''une des plus célèbres de Grande-Bretagne. Chaque année, plus de cinq cents cygnes de Bewick y hivernent or, les observateurs parviennent à reconnaître certains d''entre eux individuellement d''une année à l''autre, grâce à de (...)
EMERILLON
Hardi comme un merle... « Émerillon » et « merle » sont deux déformations du même mot latin. Physiquement, ils se ressemblent d''ailleurs par de nombreux points. L''émerillon est un très petit rapace, guère plus gros qu''un merle. Il n''a peur de rien, et s''approche des hommes aussi hardiment que le merle... Répandus dans tout le nord de l''Europe, de l' (...)
ENGOULEVENT D''EUROPE
Il tient du crapaud et de l''hirondelle. Que de surnoms pour cet oiseau ! "Avale-vent" : il gobe les insectes en volant ; "Tète-chèvre" : pendant des siècles les bergers ont cru que, du fait de son immense gosier, il tétait avec son tout petit bec le lait de leur chèvre ; "Crapaud-volant" à cause de ses formes étranges et du gris-brun strié de fauve et de marron de son plumage bariolé qui le (...)
EPERVIER D''EUROPE
La forme et le tiercelet. Maître-épervier a beau être le mâle, il est plus petit d''environ un tiers que sa femelle. On l''appelle "tiercelet'''', ce qui paraît normal ; la femelle, quant à elle, se nomme "forme", ce qui l''est moins. Malgré son avantage, dame Epervier ne se mêle pas de diriger le ménage. Elle remplit comme il faut ses devoirs de mère de famille. M (...)
ETOURNEAU UNICOLORE
l ressemble comme un frère à l''autre étourneau. Nous connaissons tous l''étourneau sansonnet, ou étourneau tout court, qui abonde partout autour de nous. Il ne niche cependant pas dans certaines régions du bassin méditerranéen, où il est remplacé par l''étourneau unicolore. Celui-ci occupe ainsi la péninsule ibérique, la Corse, la Sardaigne, la Sicile et l''Afriq (...)
FAISAN DE COLCHIDE
e roi des forêts. A pleine forêt, au creux des buissons, file une flèche mordorée. A eine a-t-on eu le temps d''apercevoir son plumage somptueux, acheté de blanc et de noir, sa tête sombre aux yeux ourlés de iourpre, sa longue queue striée de noir et d''argent, que déjà le voilà lui s''envole, tout bruissant... .e faisan de Colchide est un solitaire qui vient d''Asie et qui est c (...)
FAUCON CRECERELLETTE
Grégaire et méditerranéen. Comme son nom l''indique, le faucon crécerelette est un proche parent du faucon crécerelle, commun partout. Il est un peu plus petit, et, surtout, les ailes et le dos roux du mâle ne sont pas ponctués de noir. Sa tète est aussi plus bleue. La femelle et les jeunes sont quasi identiques à ceux de la crécerelle. Les ongles sont blancs (et non noirs) chez la crécerellette, mais il fau (...)
FAUCON LANIER
Une chasse conjuguée... et conjugale. Le faucon lanier est un faucon méditerranéen de forte taille. Il ressemble à la fois au pèlerin et au sacre. Sa calotte est fauve ou dorée, et ses r, moustaches » sont noires. Le dessus du plumage est brun ; le dessous, clair et marqué de taches sombres. Le jeune est plus foncé sur le dos, et son ventre est davantage tacheté. Jadis, on croyait que cet oiseau et le faucon sacre n' (...)
FAUCON SACRE
Un prédateur de haut vol. Le faucon sacre (souvent appelé à tort faucon sacré) est l''un des plus grands faucons européens. De la taille du pèlerin, il s''en distingue par son dos et ses ailes brun-rouge sombre. Sa tête est blanchâtre, avec des rayures brun foncé sur la calotte et la nuque. Les « moustaches » sont peu marquées. Le dessous est blanc, rayé de brun. La queue est assezlongue (...)
FAUVETTE DE JARDINS
Un plumage terne, mais un beau chant. Bien qu''elle soit commune dans nos régions, la fauvette des jardins ne se fait guère remarquer. Il faut dire que ses allures n''ont rien de très voyant. Seul, son chant mélodieux et soutenu peut attirer l''attention. Brun-gris dessus, avec le ventre clair, la fauvette des jardins a une silhouette plutôt lourde. Mâle, femelle et jeunes sont identiques. Cette fauvette est assez mal nomm (...)
FAUVETTE GRISETTE
Les broussailles sont son royaume. -a haie touffue et les brousailles impénétrables sont le refuge idéal de à fauvette grisette. Pourtant, celle-ci s''observe assez facilement, car 11e apparaît de temps en temps à découvert. On la reconnaît à sa ;orge blanche qui contraste avec ses joues et sa calotte gris foncé. _e dessus du plumage est roux. Les plumes externes de la queue sont Manches. La femelle est un peu plus (...)
FOULQUE MACROULE
On la voit sur tous nos étangs. La foulque macroule est sans doute le plus commun des oiseaux d''eau de nos régions, et pourtant on la connaît mal. Peut-être parce qu''on la confond avec sa parente la poule d''eau. Peut-être aussi parce qu''elle porte, suivant les régions, d''autres noms : judelle par exemple, ou blérie en Picardie, ou macreuse dans le Midi (alors que la vraie macreuse est un cana (...)
FRANCOLIN
Unis pour un an. Les couples de francolins se forment au printemps, et restent ensuite unis pour le reste de l''année : les parents s''occupent ensemble des petits, même après leur sortie du nid. Mais au printemps suivant, les couples se réunissent en bandes assez nombreuses, qui se séparent ensuite en groupes de quelques individus, à partir desquels de nouveaux couples se forment, et s''en vont chacun de son côt&eac (...)
FULIGULE MILOUIN
Un excellent plongeur. Le fuligule milouin appartient au groupe des canards plongeurs, et se nourrit presque uniquement en plongée. Il est capable de descendre à 4 mètres de profondeur, mais préfère le plus souvent des eaux moins profondes. Il peut rester immergé plus de trente secondes. Les fuligules milouins nichent dans les régions tempérées de l''Ancien Monde, de l''Europe à l''Asie centra (...)
GANGA
Il apporte à boire à ses petits. Le ganga vit dans les steppes arides et même dans les déserts, mais il a besoin de boire matin et soir. Les adultes se rendent à un point d'eau situé parfois à des dizaines de kilomètres, et les petits, qui ne savent pas encore voler, boivent l'eau que leur père rapporte dans les plumes de son ventre et de sa poitrine. Répandus du sud de la France au Sahara et de l'Espagne &ag (...)
GELINOTTE DES BOIS
Des couples unis toute l'année. Les gelinottes vivent en couple même en dehors de la période de reproduction : contrairement à beaucoup d'oiseaux de leur groupe, elles sont monogames, et chaque couple défend son territoire contre les autres. Ces couples se forment dès l'âge de six mois, à l'automne, mais l'accouplement a lieu au printemps suivant, après une parade nuptiale où le mâle fait la ro (...)
GERFAUT
Chasse en rase-mottes. Le gerfaut se nourrit surtout d'animaux qui vivent au sol, petits rongeurs et perdrix des neiges par exemple. Il les poursuit, parfois sur de longues distances, en volant à basse altitude. Il se pose même volontiers pour achever à terre une proie blessée. Le gerfaut est, de tous les faucons, celui qui habite le plus au nord : il est répandu tout autour de l'océan glacial arctique, et son domaine normal ne s'&eacut (...)
GOBE-MOUCHES NOIR
Plus fréquent à l'automne qu'au printemps. Au mois de septembre, il est fréquent d'observer, à la campagne comme dans les parcs des villes, un petit passereau au bec fin, qui se tient posé sur une branche, dans une attitude presque verticale. De temps à autre, il s'envole, capture un insecte en vol et revient à son point de départ. A ce comportement typique, nous avons reconnu un gobe-mouches. Et comme son plumage est (...)
GOBEMOUCHE NAIN
Comme un minuscule rouge-gorge. Le gobemouches nain ressemble curieusement à un rouge-gorge miniature. Il est gris brun dessus, roussâtre dessous. Le mâle a, toute l'année, une gorge roux orangé. La queue, noirâtre, présente des taches blanches très visibles sur les côtés. Cet oiseau vit dans les feuillages des grands arbres, hêtres notamment, où il chasse les insectes. Il y demeure caché et se montre p (...)
GORGE-BLEUE
Peu connue malgré son beau plumage. Un rouge-gorge chez lequel le rouge serait remplacé par du bleu, ainsi peut-on définir la gorge-bleue. Ce passereau est aussi un proche parent du rossignol. C'est dans les marais ou les broussailles qu'on a le plus de chances de rencontrer cet oiseau peu connu. Il est brun dessus et clair dessous, avec la queue rousse frangée de noir. En plumage nuptial, le mâle montre un beau plastron bleu. Ce plastron est orn&e (...)
GRAND-DUC
Deux flammes cruelles au fond des yeux. Le regard du hibou grand-duc est absolument fascinant. D'abord parce que ses yeux ronds sont les plus grands de tous les oiseaux d'Europe. Ensuite parce qu'ils sont lumineux et que la teinte orange de l'iris leur donne le rayonnement d'une flamme. Mais attention... leur beauté n'a d'égale que leur cruauté. Le grand-duc est le plus fort et le plus féroce des rapaces nocturnes. Sa vue et son o (...)
GREBE A COU NOIR
Il aime la compagnie des mouettes. Nettement moins commun que le grèbe huppé et le grèbe castagneux, le grèbe à cou noir demeure assez abondant dans nos régions. Il est de taille intermédiaire entre les deux autres espèces. En plumage nuptial, il mérite parfaitement son appellation. Son cou noir contraste avec les touffes de plumes dorées en éventail qu'il porte de chaque côté de la tête. Cell (...)
GREBE JOUGRIS
Il niche parfois dans nos régions. Jougris, cela veut dire « à joues grises ». Et, effectivement, quand il est en plumage nuptial, ce grèbe a des joues claires celles-ci contrastent avec sa calotte noire et son long cou roux vif. Il porte, de plus, deux petites « cornes » noires. Son bec est jaune et noir. En plumage d'hiver, le grèbe jougris ressemble beaucoup au grèbe huppé. Il est alors assez difficile à distingu (...)
GRIVE DRAINE
Elle sème le gui... La grive draine est ?¬? pour une bonne part ?¬? responsable de la dissémination du gui : elle recherche particulièrement ses baies, qui constituent en hiver l'essentiel de sa nourriture. Ces graines ne sont pas digérées, et la grive les dépose, avec ses excréments, sur les branches où elle perche : la graine se trouve ainsi transportée, puis collée sur une branche et garnie d'engrais ! (...)
GRIVE LITORNE
Elle recherche de nouveaux territoires. Contrairement aux autres grives, la grive litorne niche en colonies, dans des groupes d'arbres assez clairsemés, à la lisière d'un bois, par exemple, ou dans un rideau de peupliers. On ne trouve qu'un couple par arbre, et le «village» peut comporter une vingtaine de nids. Ils sont placés plus haut que ceux des autres grives et sont réalisés de manière très soignée (...)
GRIVE MAUVIS
Flancs roux et sourcils blancs. « Tsieh ! » . une grive s'est envolée de la pelouse pour se poser dans un arbuste. A ce cri, nous avons déjà reconnu une mauvis. Pendant qu'elle volait, nous avons aperçu ses flancs roux vif caractéristiques. Maintenant qu'elle est posée, nous pouvons voir, à la jumelle, son sourcil blanc également typique. Sinon, son plumage est comparable à celui des autres grives : dess (...)
GRIVE OBSCURE
Elle est l'hôte du Kamtchatka. La grive obscure habite la Sibérie orientale. C'est une grive de petite taille. Le mâle a un sourcil et un menton blancs caractéristiques qui tranchent sur sa tête grise. Le dessus du plumage est brun olive. Les flancs sont orange roussâtre, et le ventre, blanc. La femelle, plus terne, a la gorge blanche et les flancs rayés. La grive obscure a le bec brun, avec la mandibule inférieure jaune pâle (...)
GROS-BEC
Un casse-noyaux très au point. Le gros-bec est capable de casser un noyau d'olive en le serrant entre ses mandibules, ce qui demande une force de soixante-dix kilos ! Il est vrai que le gros-bec, qui a la même taille que le pinson, a un crâne deux fois et demi plus grand et cinq fois plus lourd, et des muscles très puissants. Pour éviter que le noyau ne glisse, le bec de cet oiseau présente, à l'intérieur de la mandibule sup&eacu (...)
GRUE DU CANADA
Une élégante timide. La grue du Canada est l'un des plus vieux oiseaux du monde. Des fossiles datant de quatre à neuf millions d'années nous démontrent que l'oiseau n'a pas changé. Elégante et haut perchée sur ses longues pattes, la grue du Canada possède un plumage roux aux ailes frangées de noir. Sa face est marquée d'une tache rouge parsemée de fines plumes noires. C'est un oi (...)
GUEPIER
De petits hérissons. Quand les guêpiers trouvent un talus de sable, en bordure d'une rivière par exemple, ils s'y installent en grandes colonies. Chaque couple creuse alors son propre tunnel, en attaquant la paroi à l'aide du bec tout en rejetant la terre avec les pattes. Les deux oiseaux travaillent ainsi à tour de rôle, jusqu'à ce que le tunnel ait un mètre ou deux de longueur, puis ils l'élargissent afin (...)
GUIFETTE
Des «sternes d'eau douce». Les guifettes appartiennent à la famille des sternes, dont elles sont les plus petits représentants. Comme les sternes proprement dits, elles font de très longues migrations, allant par exemple du Canada au Chili ou de l'Europe du Nord à l'Afrique Centrale. Mais, à part ces longs voyages, elles ne fréquentent pas la mer, ni les plages : elles nichent et chassent uniquement dans les marécages (...)
GUIFETTE NOIRE
Un hôte gracieux de nos marais. Au-dessus du marais voltigent des sortes de sternes au plumage sombre. Mais, contrairement aux vraies sternes, elles ne plongent jamais complètement : elles se contentent de picorer leurs proies à la surface. Ce sont des guifettes noires. Seul, leur bas-ventre blanc pur tranche sur leur plumage noir et gris sombre. Leur bec est noir , leurs pattes, brun rouge. Par leur allure, elles évoquent tout à fait de grandes hirondelles. (...)
HARFANG
Le rapace du Grand Nord. Grâce à son plumage fourni et volumineux, qui couvre ses doigts jusqu'aux griffes, le harfang, qu'on appelle également "chouette des neiges" ou "oiseau de la toundra", peut affronter le froid et la glace. C'est un oiseau migrateur, mais ce n'est pas le changement de saison qui le pousse vers d'autres contrées, c'est sa gourmandise. Un bon petit lemming est son repas préfér&eacut (...)
HARLE
Un bec-piège. Le bec des harles est tout à fait adapté à la capture des poissons. il est long et muni, à son extrémité, d'un crochet. Ses bords sont denticulés sur toute leur longueur de pointes aiguës inclinées vers l'arrière. Une fois la proie agrippée, celle-ci ne peut plus glisser! A part le harle du Brésil ?¬? assez rare ?¬? les diverses espèces de harles habitent le nord de (...)
HARLE PIETTE
Un canard venu du froid. Un petit canard presque tout blanc brille au soleil sur le lac presque entièrement pris par les glaces. Dans les jumelles, nous distinguons sa huppe blanche et noire, et la tache noire qu'il présente en avant de l'oeil. C'est un harle piette, canard plongeur qui nous rend visite lors des coups de froid hivernaux. Il montre également quelques raies noires sur le corps. Ce plumage est celui du mâle. Le harle piette femelle se re (...)
HIBOU PETIT-DUC
Un hibou minuscule. Dans la nuit provençale retentit un appel plaintif, une sorte de sifflement répété toutes les deux ou trois secondes : tiou. tiou... tiou : le petit-duc signale sa présence. Mais que ce hibou minuscule est donc difficile à observer ! On l'aperçoit parfois en plein jour, plaqué contre un tronc d'arbre. Son plumage mimétique le rend particulièrement difficile à voir. De la taille d'u (...)
HIRONDELLE DE FENETRE
Une hirondelle qui aime la vie en ville. A la belle saison, les hirondelles de fenêtre sont partout autour de nous, ou plutôt au-dessus de nous. Nous les reconnaissons facilement à leur dos et à leurs ailes noirs aux reflets bleutés, qui tranchent sur la gorge, le ventre et le croupion blancs. Ce dernier est très visible au vol. Les pattes ?¬? fait rare pour un passereau ?¬? sont emplumées. On distingue donc facilement cette petite hirond (...)
HIRONDELLE ROUSSELINE
La plus rare des hirondelles. C'est la moins connue des cinq hirondelles d'Europe. Elle ne niche qu'en Espagne, dans les Balkans et dans le sud de la France, Languedoc surtout : elle s'y est installée voici une vingtaine d'années. L'hirondelle rousseline se reconnaît à son croupion roussâtre qui tranche sur son dessus bleu sombre métallique. Le ventre est beige. La queue, très fourchue, est noirâtre. Elle est l (...)
HOBEREAU
Leçons de chasse. Lorsque les petits hobereaux savent voler, ils doivent encore apprendre à chasser en vol. Pour cela, leurs parents lâchent au-dessus d'eux des proies déjà mortes, qu'ils doivent saisir au vol. S'ils en manquent une, l'adulte plonge dessus, la rattrape et remonte pour recommencer l'exercice! Les hobereaux hivernent dans les savanes africaines, mais nichent dans presque toute l'Europe et l'Asie occidentale. (...)
HUPPE
Un moyen de défense original. A leur naissance et durant quelques mois, les jeunes huppes, ainsi que la femelle pendant toute la période où elle élève ses petits, dégagent une odeur désagréable, comparable à celle de la viande pourrie. Cette puanteur est une arme de dissuasion : le dégoût éloigne les ennemis éventuels. De plus, en cas de danger, les jeunes huppes projettent des excréments liquides (...)
IBIS CHAUVE
C'est le légendaire waldrapp des Alpes. Au seizième siècle, le célèbre naturaliste suisse Conrad Gesner signale l'existence, dans les Alpes, d'un bien curieux oiseau, le waldrapp ou « corbeau-des-bois ». Cet oiseau aurait le bec et les pattes rouges, une huppe dirigée vers l'arrière, et un aspect général d'échassier. Quelle pouvait bien être cette espèce ? Comme elle ne corr (...)
IBIS CHAUVE
C'est le légendaire waldrapp des Alpes. Au seizième siècle, le célèbre naturaliste suisse Conrad Gesner signale l'existence, dans les Alpes, d'un bien curieux oiseau, le waldrapp ou « corbeau-des-bois ». Cet oiseau aurait le bec et les pattes rouges, une huppe dirigée vers l'arrière, et un aspect général d'échassier. Quelle pouvait bien être cette espèce ? Comme elle ne corr (...)
JASEUR
Son ramage ne vaut pas son plumage. Malgré son nom, le chant du jaseur n'a rien de remarquable... Il est composé d'une série de trilles grêles et monotones. Mais si la palme de la voix d'or ne risque pas de lui être attribuée, c'est pourtant un bien joli passereau. Le corps d'un brun rosé très doux, l'?€œil fortement cerné de noir jusqu'au bec, assez court, les rémiges secondaires sont termi (...)
LAGOPEDE
L'invisible oiseau des neiges. Les alpinistes inattentifs risquent de ne pas l'apercevoir et pourtant, là, dans ce creux, il y a quelque chose... En regardant mieux, c'est un lagopède des Alpes. Ce curieux galliforme habite les régions septentrionales de l'Eurasie et de l'Amérique du Nord. On le trouve aussi dans les montagnes situées plus au Sud. Il vit en petits groupes dans les toundras ou à haute altitude, parmi les rocher (...)
LAGOPEDE DES SAULES
Il présente un mimétisme saisonnier. L'Europe compte trois espèces de lagopèdes, souvent appelés « perdrix des neiges », bien que ce soit des parents des tétras. Le lagopède des Alpes habite ce massif ; le lagopède d'‰cosse est la fameuse ,, grouse » des îles Britanniques. Le lagopède des saules occupe la Scandinavie, la Finlande et l'U. R. S. S., ainsi que l'Amérique (...)
LINOTTE
Tête de linotte !... Pourquoi appelle-t-on "tête de linotte" quelqu'un qui dit des sottises ? Est-ce que la linotte est plus bête que les autres oiseaux ? Pas du tout Si elle répète des sottises, c'est parce qu'on les lui a apprises En effet, la linotte est un de ces oiseaux capables d'imiter quelques paroles humaines. Buffon, le grand naturaliste, le déplore en 1750. Il s'étonne que des curieux aillent de Londre (...)
LOPHOPHORE
Un système d'alarme. Si on dérange un lophophore l'hiver, il pousse un cri aigu qui est immédiatement repris par tous les autres lophophores de la région jusqu'à ce que tous les oiseaux de l'espèce aient été prévenus du danger. L'efficacité de ce système d'alarme est compromise au printemps et en été par la dispersion des bandes de lophophores. Le lophophore niche dans la c (...)
LUSCINIOLE A MOUSTACHES
Bien cachée dans la jungle des roseaux. A condition d'être ornithologiste assez expérimenté, on peut repérer cet oiseau dans les marais de Camargue, de Corse et des pays méditerranéens en général. La lusciniole à moustaches est une petite fauvette dont le principal caractère est un sourcil blanc qui contraste nettement avec une calotte presque noire. Les r moustaches » qui valent son nom à cette esp& (...)
Mésange à longue queue
Dans l'arbre que l'hiver a dépouillé de ses feuilles, une bande de petits oiseaux s'agite sans cesse. Sur leur corps minuscule, véritable boule de plumes, est piquée une longue queue. Nous avons reconnu des mésanges à longue queue. Leur queue mesure, en effet, sept centimètres pour une longueur totale de treize centimètres. Leur plumage est blanc et rose, avec des zones noires ; le dessus de la tête est blanc. Les m&ea (...)
Mésange à Moustache
La mésange à moustaches n'est pas une vraie mésange. Elle est roux fauve dessus et gris rosé dessous. Le mâle porte deux grandes moustaches noires. La queue, longue et étagée, donne à cet oiseau une allure très particulière. II est l'hôte des grands massifs de roseaux. En Europe, il habite ainsi les marais des Balkans, le delta du Danube, certaines régions d'Espagne, de Hollande et d'Angleterre (...)
Mésange Huppée
Dans le sapin s'agitent de petits oiseaux qui, si l'on en juge par leur allure acrobatique, sont manifestement des mésanges. A leur petite huppe dressée, nous avons reconnu des mésanges huppées. S'il est un oiseau qui mérite le qualificatif de mignon, c'est bien cette espèce. De petite taille, la mésange huppée a les ailes beiges et le ventre blanchâtre. Sa face, également claire, présente une raie no (...)
Mésange Noire
Malgré son nom, la mésange noire n'est pas noire. II est vrai qu'elle a une livrée plus terne que certaines de ses congénères. La mésange noire doit à sa petite taille son autre appellation de petite charbonnière. Elle a le dessus gris olive et le ventre blanchâtre. Sa calotte et sa bavette noires tranchent sur ses joues blanches et sur une tache blanche à la nuque : cette grande tache, très visible, permet sou (...)
Macareux
Son nom latin est "fratercula" (petit frère), car cet étrange oiseau qui se dandine sur des pattes orange ressemble, par son habit strict, noir et blanc, à ces "moinillons" qui déambulent en groupe sur la place Saint-Pierre à Rome. Mais son bec énorme, triangulaire, bariolé de bleu, de jaune, de rouge, fait penser à un faux nez appliqué sur de larges joues enfarinées de clown blanc. Ce curieux appendice l (...)
Merle
Beaucoup d'oiseaux essaient de voler leur nourriture aux oiseaux plus faibles. Mais le merle, lui, s'en est fait une règle! S'il aperçoit, même à plusieurs mètres, un moineau qui tient une proie dans son bec, ou qui tire un vermisseau du sol, le merle accourt en agitant les ailes, pour lui voler son repas. Mais, une fois en vol, le moineau ne risque plus rien: le merle n'attaque jamais un autre oiseau en l'air. Le merle migrateur est tr (...)
MERLE À PLASTRON
Le merle à plastron ressemble au merle noir, mais s'en distingue par le croissant blanc qu'il porte sur la poitrine. Ce plastron tranche sur le plumage noir du mâle. La femelle, plus brune, présente un croissant plus terne et plus petit. L'hiver, le plumage du mâle prend un aspect écailleux. Cette espèce est l'hôte des landes et des bosquets des montagnes, jusque vers 2 300 mètres d'altitude. Il marque une préf (...)
Merle de Rcohe
Dans les rocailles des Cévennes comme dans celles du Cantal et de la Savoie, on peut s'attendre à rencontrer le merle de roche. Ce n'est pas un véritable merle, ce serait plutôt un rouge-queue géant. Le mâle est un oiseau magnifique, du moins en plumage nuptial. II a la tête et le cou bleus, le bas du dos blanc, les ailes noirâtres et le dessous orangé vif. Il devient plus terne en hiver. La femelle est brun tacheté. La (...)
Mesange
Les oisillons qui grandissent dans des nids ouverts voient la lumière, sentent le vent, et peuvent agiter leurs ailes avant de voler. Les petites mésanges, elles, sont au fond d'un trou, dans un tronc d'arbre par exemple. Il y fait sombre, elles ne voient pas de branches près d'elles, et elles peuvent à peine bouger. Et pourtant, à l'âge de deux semaines à peu près, elles grimpent au bord de leur trou, tout éblouie (...)
Mouette rieuse
Pour le marin, c'est la proximité du port qu'annonce cette gracieuse plongeuse, aux ailes grises et blanches largement ouvertes. Mais, plus que son vol et ses plongeons, ce qui frappe surtout chez la mouette rieuse, c'est son cri sonore qui se répercute dans l'écho des falaises comme les éclats d'un rire entrecoupé. La mouette est en fait plus terrestre que marine et meilleure marcheuse que nageuse. De plus, elle dédaigne fr&eacu (...)
Mouette Tridactyle
Contrairement aux autres mouettes, la mouette tridactyle ne s'approche des côte qu'à la période des nids. Le reste du temps, elle vit en pleine mer, et dort bercée par la houle. Elle suit ainsi les bancs de poissons qui lui fournissent la plus grande partie de sa nourriture. Elle mange aussi des crevettes et des mollusques. mais évite la charogne et les détritus. La mouette tridactyle est répandue dans tout l'Atlantique Nord. Une es (...)
OIE CENDREE
Sa première qualité, c'est la prudence. L'oie cendrée sait, pa exemple, qu'elle a tout à craindre du renard, surtout pour se; oisons. Aussi l'oie cendrée bâtit-elle de préférence son nid ar milieu d'un marais ou sur un îlot difficilement accessible à sor ennemi. Cette prudence confine parfois à la méfiance et roi( cendrée ne fréquente guère les espèces voisines. (...)
ORTOLAN
L'ortolan est un bruant migrateur. Deux fois par an, au passage, il s'arrête pour se reposer dans le Midi de la France. Là, on le prend au piège avec des boîtes basculantes (matoles), et pour l'attirer, on utilise des ortolans en cage qui l'appellent. Cette forme de chasse est interdite, mais encore trop souvent pratiquée. Les ortolans capturés sont gavés de millet pendant quarante jours et quarante nuits, puis étouff&eacu (...)
ŒDICNÈME CRIARD
Les oedicnèmes habitent parfois au voisinage de l'eau, mais le plus souvent ils n'en ont aucun besoin et fréquentent les landes arides, voire les déserts. Leurs grands yeux de chasseurs nocturnes leur donnent un aspect très différent des autres échassiers. Il y a neuf espèces oedicnèmes, couvrant toutes les parties du monde, mais le seul qui habite l'Europe est l'cedicnème criard. Son domaine est une large bande (...)
