Animal

Oiseaux Très Répandu

AIGLE

Le roi des cimes. Il existe de nombreuses espèces d''aigles, nettement différenciées par leur apparence et leur comportement : l''aigle des nids de Malaisie qui se nourrit d''Å“ufs et d''oisillons, l''aigle à tête blanche d''Amérique qui préfère le poisson et les oiseaux de mer, lejean-leblanc qui chasse les reptiles. l''aigle botté qui est le plus petit, l' (...)

AIGLE RAVISSEUR

Un aigle qui niche à terre Cet aigle africain et asiatique d''assez forte taille niche également en Roumanie. Il s''égare parfois dans le sud de l''Europe. Il habite les steppes ou les plaines où les arbres sont rares ou absents. Aussi niche-t-il à terre, sur un monticule. En Afrique du Nord, cette espèce est devenue très rare. On l''y signale encore de temps à autre, par exemple au Cap Bon et au lac (...)

AIGRETTE

Beauté Fatale... A la saison des amours, les aigrettes des deux sexes possèdent des lumes extraordinaires qui couvrent le dos et sont munies de lonlues barbes fines comme des cheveux. D''un blanc immaculé, omme le reste du plumage, ces «crosses», comme les appelaient ~s modistes, ont bien diminué le nombre des aigrettes, en Europe ar exemple, en causant une chasse systématique. y a des aigrettes dans le monde entier et chacune des esp& (...)

ALBATROS

Un technicien du vol à voile. Cet oiseau si lourd et maladroit à terre a une technique de vol tout à fait remarquable. Il peut parcourir sans escale des distances considérables. Pour prendre de la vitesse il pique, vent arrière, jusqu''à la surface de la mer. Puis il vire de bord et reprend de la hauteur contre le vent en s''élevant dans le ciel grâce aux courants ascendants. Quand sa vitesse devient nulle, il n'& (...)

ALBATROS HURLEUR

Il brait comme un âne! C''est à son « braiment » que l''albatros hurleur doit son nom — mais on ne l''entend que pendant la période de reproduction. Le reste du temps, il vit en solitaire, et n''a rien à dire... C''est le plus grand de tous les albatros, et, plus encore que les autres, il dépend du vent pour voler: ses muscles sont trop faibles Dour actionner ses ailes immenses, et il plane sans b (...)

ALOUETTE

Alouette, gentille alouette... Soixante-quinze espèces d''alouettes habitent l''Afrique, l''Australie, l''Eurasie et l''Amérique. Toutes chantent et toutes sont terricoles. Leur couleur varie selon le milieu ambiant; on en trouve aux tons bruns, gris, roux..., teintées par le sol où elles ont plaisir à s''ébrouer pour se camoufler. Les alouettes aiment les milieux ouverts : champs, prairies, (...)

ANHINGA

Il étend ses plumes pour les sécher! Excellent plongeur, l''anhinga doit pourtant faire sécher ses plumes après chaque bain, car elles ne sont pas imperméabilisées. C''est pour cette raison qu''on le voit souvent sur un rocher ou une souche, les ailes largement étendues : il fait sécher son linge ! Il y a des anhingas près des lacs et des rivières de la plupart des pays tropicaux, mais ce sont (...)

avocette

Elle nettoie les plages L''avocette est un gros échassier remarquable par la forme de son bec effilé et recourbé vers le haut. Avançant lentement le long des eaux peu profondes, elle balaie méthodiquement rivage de son bec incurvé et fait ainsi sortir de leur cachette les petits invertébrés dont elle est friande. L''avocette est plus grosse que l''échasse mais elle a les pattes plus courtes. On la tr (...)

BALBUZARD

Il pêche «à la main» Contrairement à la plupart des oiseaux pêcheurs, qui attrapent les poissons avec leur bec, le balbuzard les saisit dans ses serres. C''est un oiseau puissant, de la taille d''un petit aigle, et il lui faut beaucoup pêcher pour se nourrir. Ses serres sont munies de griffes longues et courbes, et leurs doigts sont couverts d''écailles qui les rendent rugueux. Ainsi, le balbuzard, qui plonge la (...)

BEC-CROISE

Habiles décortiqueurs de graines. Les becs-croisés tirent leur nom de leur principale caractéristique : la partie supérieure du bec en croise la partie inférieure. Cette particularité fait du bec-croisé un habile décortiqueur de graines : il grimpe le long des arbres en s''aidant de son bec à la manière d''un perroquet, et il extrait les graines des cônes de pins ou de sapins. Le bec-croisé (...)

BEC-EN-CISEAUX

Le fameux pécheurs. Les becs-en-ciseaux se caractérisent essentiellement par leur )ec : la mandibule inférieure est plus grande que la mandibule ;upérieure. Cet oiseau, qui se nourrit de petits poissons ou de ;rustacés, est un pêcheur extrêmement adroit. Il pêche en vol, :topant ses proies à l''aide de sa mandibule inférieure. Grâce lux bords tranchants de son bec et aux puissants muscles de ,on cou, il peut co (...)

BECASSEAU VIOLET

Il n''aime que les rochers. Alors que la plupart des bécasseaux préfèrent les plages de sable, le bécasseau violet fréquente les côtes rocheuses. Durant l''hiver, on a quelque chance de le rencontrer sur les côtes normandes ou bretonnes. Ce qu''il aime, ce sont les rochers, les récifs, les digues. Il les explore en quête de mollusques. d''insectes, de crustacés. Fort confiant, il se lais (...)

BECASSINE DES MARAIS

La discrétion même... La bécassine des marais ne se déplace que sous les herbes, parmi les roseaux, jamais à découvert. Elle dort bien cachée sous les herbes. Son plumage roux tacheté de brun et traversé de rayures claires est une véritable tenue de camouflage ! Elle niche dans toute l''Europe du Nord, la Sibérie, l''Amérique du Nord et l''Amérique du Sud, et hiverne dans (...)

BERGERONNETTE ou HOCHEQUEUE

Une compagne très intéressée Les troupeaux de bovins et de moutons sont fréquemment accompagnés d''un vol de bergeronnettes. Les bergers savent que ces "petites bergères" sociables et peu farouches, qui leur tiennent compagnie, sont là pour chercher leur nourriture. En effet, elles attrapent les insectes qui assaillent le troupeau. Il y a une demi-douzaine d''espèces typiques de bergeronnettes qui vivent en (...)

BERNACHE DU CANADA

Ils est maintenant chez elle en Angleterre. i bernache du Canada est l''une des oies les plus grandes. Elle habite i,mérique du Nord, mais a été introduite, comme oiseau d''ornement, i Grande-Bretagne et en Suède, où elle est redevenue pratiquement tuvage. En France, elle demeure un oiseau de parc. Elle se reconnaît sa tête et à son cou noirs, sur lesquels tranchent ses joues blanches. as ailes sont brunâtres, son (...)

BRUANT

Des rapports de bon voisinage. Quand un bruant a choisi et délimité son territoire, il se perche sur endroit le plus élevé et, par un chant prolongé, prévient les autres oiseaux de cette prise de possession. Qu''un autre mâle ne s''avise pas le s''y aventurer, il sera cruellement chassé à coups de bec. En evanche, le nouveau propriétaire entretient les meilleurs rapports avec tout voisin de sa r (...)

BULBUL

Jusqu''à l''ivresse... Ce petit passereau est tellement amateur de fruits mûrs que la fermentation de ces derniers lui joue parfois de mauvais tours... Il n''est pas rare de rencontrer à la belle saison des bulbuls ivres morts. Ce sont leurs chants qu''évoque le mot d''origine arabe "bulbul". Certaines espèces de bulbuls (il en existe cent dix-neuf !) émettent de si harmonieuses roulades qu&# (...)

BUSARD

L''amour voltigeur. Pour séduire et prendre une femelle, le busard. comme beaucoup d''oiseaux, effectue une parade spectaculaire. Il s''élève dans le ciel jusqu''à cinquante mètres de hauteur et se laisse ensuite tomber en chute libre vers le sol, toutes ailes repliées ! Outre cette figure impressionnante, il exécute des loopings, des vrilles ascendantes, des planés élégants, les aile (...)

BUSARD DES ROSEAUX

Le planeur des marais. Au-dessus du massif de roseaux étendu à perte de vue, planent deux rapaces. Bruns, sveltes, ils glissent dans l''air avec une légèreté déconcertante. Nous avons reconnu un couple de busards des roseaux. De loin, le mâle et la femelle paraissent assez sombres. Dans es jumelles, le mâle se reconnaît aux taches gris-bleu bien visibles sur Ses ailes. La femelle est presque entièrement brune, avec l (...)

BUSE

Premier prix de vol à voile. Quel merveilleux spectacle d''observer du sol le vol plané d''un couple de buses décrivant, les ailes immobiles, des cercles concentriques au-dessus de l''endroit où se trouve le nid ! Ce grand rapace au bec crochu et aux griffes acérées est en effet un étonnant planeur. C''est un oiseau célèbre pou rsa capacité de vol autant que pour la grâce de ses (...)

BUSE A QUEUE ROUSSE

La reine du vol plané. La buse à queue rousse est un rapace diurne, aisément reconnaissable aux cercles acrobatiques qu''elle décrit dans les airs. C''est aussi la championne du vol plané: on a pu observer l''une d''elles planer neuf heures d''affilée! C''est en chevauchant les courants chauds ascendants qu''elle parvient ainsi à se maintenir si longtemps en vol. Les cercles (...)

BUTOR

Cherchez le bÅ“uf. Quel est donc ce mugissement inattendu qui se répercute d''écho en écho jusqu''à quatre kilomètres à la ronde ? Un bÅ“uf est-il en train de se noyer au milieu du marais ? Inutile d''aller à son secours, vous perdriez votre temps. Ce mugissement est produit par un butor mâle, oiseau comparable à un petit héron, au plumage jaune tacheté de noir, parfaitement dissimul&eacu (...)

BUTOR BLONGIOS

Un héron miniature. Le butor blongios, ou blongios nain, est un héron miniature. Il semble bizarrement disproportionné. Son cou, replié en « S », et ses pattes paraissent trop grands pour son corps. Le mâle a un beau plumage beige sur lequel se détachent le dos et la calotte noirs. La femelle et les jeunes sont brunâtres et rayés. Le blongios est l''hôte des marais : il y vit très caché dans les gr (...)

CAILLE

Un oiseau prudent et farouche. Au milieu des épis de blé bien mûrs, la caille marche, suivie de ses petits, à la recherche d''un endroit particulièrement riche en graines, en insectes et en vers. La mère a un plumage sable, rayé et tacheté de blanc, de noir et de fauve. Elle avance à petits pas en hochant la tête. Ses rejetons ne la quittent pas d''un centimètre. La caille et ses cailleteaux sont, e (...)

CANARD COLVERT

En un tour de ... pattes. Au beau milieu d''un tas de végétaux brassés pêle-mêle, un canard de tainte brune, tacheté et rayé de noir, exécute une danse étrange, du bout de ses pattes orangées : en pivotant sur lui-même, il façonne une sorte de coupe au milieu des herbes amoncelées. C''est ainsi que la femelle du canard colvert prépare son nid, avant de le garnir de duvet bien dou (...)

CANARD SIFFLEUR

Un authentique végétarien. Au bord de la mer, au creux d''une baie bien protégée, une troupe compacte de canards siffleurs barbote en avançant en groupes serrés. Ils ont tous la tête rousse et le front blanc, le bec bleu et le corps lie-de-vin, parsemé de blanc et de gris. Leur queue est noire et blanche. Les femelles ont un plumage plus discret. Elles se reconnaissent à leur bec court, à leur queue pointue. Gr&ea (...)

CHEVALIER COMBATTANT

Huppés et cravatés pour les épousailles. A la saison des amours, les mâles se rassemblent sur un terrain choisi qu''ils se partagent en territoires et où ils se livrent à des parades impressionnantes. Chacun se signale par le déploiement de son somptueux plumage. lis font bouffer leur cravate de plumes qui forme un collier multicolore fort majestueux. Les femelles qui ne possèdent pas le plumage huppé des mâles atte (...)

COUCOU-GEAI

Un parasite surtout la pie. La Provence, le Languedoc et le Roussillon ont le privilège d''héberger ette espèce peu connue, qui se reproduit également en Espagne, au l®rtugal, au Proche-Orient et dans une grande partie de l''Afrique. Bien ntendu, il ne faut pas dire x niche », car le coucou-geai est, bien sûr, le mÅ“urs parasites. Il hiverne en Afrique. '' qu''il y a de curieux dans son cas, c''est (...)

COURLIS

La tactique du courlis. Ce grand échassier défend sa nichée avec beaucoup de ruse. Lorsque les busards et les corbeaux s''approchent trop près du nid, le courlis feint d''être blessé. Il ne se contente pas de simuler une aile cassée, il va, petits sauts par petits sauts, égarer l''ennemi le plus loin possible du nid, parfois jusqu''à un kilomètre. Puis d''un coup d'' (...)

COURLIS CORLIEU

Un hôte d''été de nos côtes Hu-hu-hu-hu... À ce cri, nous avons reconnu le courlis corlieu. Le voici qui arrive au vol, au-dessus de la plage. Nettement plus petit que le courlis cendré, il a, comme lui, le bec recourbé, mais il est plus court. Son plumage est brunâtre dessus et plus clair dessous, avec de nombreuses stries le long du cou et de la poitrine. Sa tête est rayée de deux bandes foncées, dont l'&# (...)

COURVITE

Le sable du désert ou de la rive... Les courvites — comme leur nom l''indique — sont des oiseaux coureurs. Leurs pattes n''ont d''ailleurs que trois doigts, le doit arrière ayant disparu. On s''attend par conséquent à les voir frequenter des espaces dégagés. La plupart des espèces habitent en effet la steppe désertique, mais d''autres trouvent sur les rivages et les bancs de sable d&e (...)

CYGNE

Un vilain petit canard. Le conte d''Andersen, qui raconte les déboires d''un bébé cygne, repose sur un détail réel : les petits cygnes ne ressemblent pas du tout à leurs parents. Ce sont des boules de plumes grisâtres et hérissées, et ce n''est qu''à cinq mois qu''ils acquièrent le plumage des adultes, en même temps que la capacité de voler. En effet, le v (...)

CYGOGNE NOIRE

Elle niche dans le Jura. Le 11 mai 1977 restera une date historique pour l''ornithologie française. Ce jour-là, deux promeneurs parcourent une forêt du Jura. Soudain, leur attention est attirée par un énorme nid situé dans un arbre, au-dessus d''un sentier. Est-ce une aire de rapace ? Non, car l''oiseau qui le survole en poussant des cris sourds est une cigogne, mais pas une cigogne blanche. C''est une cigogne no (...)

DAMIER DU CAP

Incapable de marcher. Le damier est si peu fait pour vivre à terre qu''il est incapable de marcher: il se traîne sur ses pattes repliées, tout en ramant avec les ailes ! De même, il ne peut absolument pas s''envoler d''un endroit plat: il niche toujours dans la paroi d''une falaise, et ne peut prendre son vol qu''en se lançant dans le vide. De toute façon, les damiers ne viennent jamais sur la terre fer (...)

DENDROCYGNE

Des pères attentionnés. Chez les canards et leurs parents, le mâle se désintéresse le plus souvent de sa progéniture, qu''elle soit à l''état d''Å“ufs ou de canetons. Chez le dendrocygne, au contraire, le père partage avec la mère la couvaison, les deux oiseaux couvant à tour de rôle pendant un mois. Ensuite, ils surveillent ensemble les évolutions de la nichée. C' (...)

DINDON

Il rougit quand il est amoureux. Une des particularités de ce gros volatile, ce sont les caroncules très développées qu''il porte sous le cou. Lorsqu''il fait sa cour à une dinde, ces caroncules passent du rose tendre au rouge vif, tandis que ses plumes se hérissent tant qu''il semble doubler de volume. Les dindons sont polygames. Après la fécondation, début avril, la dinde s''isole pour pon (...)

ECHASSE

Deux longues jambes bien utiles... Si ses immenses jambes confèrent à l''échasse cette démarche un peu chancelante et délicate, elles lui sont fort utiles en maintes occasions : étendues dans l''exact prolongement de son corps, elles lui assurent un vol gracieux et rapide. Elles lui permettent également de pénétrer dans l''eau plus avant que les autres espèces de sa famille, et d''y t (...)

EFFRAIE

Un fantôme bien serviable. Avec son masque blafard, sa longue robe blanche tachetée de gris et ses yeux écarquillés, ce rapace nocturne a vraiment des allures inquiétantes de fantôme... Ajoutez-y son sifflement lugubre hululant à la lune, tout cela explique la place particulière que l''effraie — la bien nommée — a toujours tenue dans la fantasmagorie. Cette mauvaise renommée lui valut aussi d''êt (...)

FAUCON

Un piqué à trois cents à l''heure. Piquant du haut du ciel avec un sifflement strident, une forme brunâtre fond à toute allure sur un pigeon. Surpris, l''oiseau n''a pas le temps de réagir. Frappé en plein vol, il tombe, assommé. Avant qu''il n''ait touché le sol, le faucon pèlerin, car c''en est un, le rattrape et l''emporte dans ses serres. Ce merveilleu (...)

FAUCON PELERIN

Un piqué foudroyant. Chasseur intrépide, de tout temps prisé des fauconniers, le faucon pèlerin est le plus remarquable des faucons. C''est l''un des oiseaux. les plus rapides au monde. En piqué, il peut atteindre la vitesse fantastique de 288 km/h. Ses narines sont munies d''un clapet qui filtre l''air et lui permet de respirer en volant à cette vitesse. La taille du faucon pèlerin diffère consi (...)

FAUVETTE

Le "rossignol du Nord". C''est ainsi que l''on a baptisé la fauvette à tête noire, en raison de la qualité de son chant, qui surpasse quelquefois celui du merle. Il existe trois cent vingt et une espèces, réparties dans tous les pays du monde. Parmi elles, signalons la fauvette babillarde, la grisette, la fauvette des jardins, la fauvette à lunettes. Cet oiseau de petite taille possède un bec fin et long. So (...)

FLAMANT

La promiscuité ne leur fait pas peur. Les colonies de flamants peuvent atteindre jusqu''à un million de couples. Cela est surtout vrai des deux espèces les plus répandues : le flamant rose et le flamant nain d''Afrique et d''Inde. Les deux autres espèces ne vivent que dans les Andes et sont moins nombreuses. C''est leur mode d''alimentation qui contraint les flamants à se rassembler sur une bande &eacu (...)

FOULQUE

L''escadre noire. Proches parentes des poules d''eau, les foulques, dont on dénombre dix espèces, vivent sur les lacs et les étangs de la majeure partie du monde. Elle sont moins craintives que les poules d''eau — ce qui ne les empêche pas de demeurer très prudentes — et beaucoup plus sociables : en Europe occidentale et dans le Sud de l''Asie, elles se rassemblent parfois en des groupes si importants que la surface (...)

FREGATE

Un nom de bateau et des moeurs de pirate. Ce grand oiseau noir est un véritable pirate. Malheur au pélican ou au fou qui viendraient d''ingurgiter le produit d''une bonne pêche La frégate repère immédiatement le gonflement de leurjabot. Point de paisible digestion pour eux ; ils seront harcelés sans répit jusqu''au moment où leur seule ressource sera de régurgiter leurs proies que la frég (...)

GARROT A OEIL D'OR

Ses ailes font un bruit de clochette. Durant les mois d'hiver, et spécialement lorsqu'il fait très froid, nous pouvons apercevoir le garrot à ?€œil d'or sur nos lacs ou nos étangs. Ze beau canard plongeur a effectivement l'oeil jaune d'or. Le mâle a un plumage bariolé noir et blanc. Sa tête est noire avec une tache Manche très visible entre V?€œil et le bec. De plus, la tête du garrot a ine curieuse forme pol (...)

GEAI

Pour une bonne hygiène : un bain de fourmis. Curieux, vif, turbulent, moustache noire et croupion blanc, voici le geai des chênes, l'espèce la plus commune des régions tempérées d'Europe. Est-il inquiet? La huppe qui garnit sa tête se hérisse. Inquiet, il l'est à juste titre car, peu doué pour le vol, il n'avance sur le sol qu'en sautillant lourdement, ce qui en fait une proie toute désign&eacu (...)

GLAREOLE

Pluvier au sol, hirondelle en l'air... L'un des surnoms de la glaréole est «pluvier-hirondelle », et il lui convient beaucoup mieux que celui de « perdrix de mer » que l'on entend dans certaines régions. En effet, les glaréoles fréquentent surtout les marécages et les lagunes, où elles se tiennent en bandes immobiles, toutes tournées dans la même direction. Mais en vol, leurs ailes effilées le (...)

GOBE-MOUCHES

Un bec en forme de piège. Bien droit sur ses courtes pattes, on le reconnaît facilement de loin c'est le gobe-mouches. Le nom de ce passereau indique la façon particulière qu'il a de se nourrir. Il chasse, le bec ouvert, tous les petits insectes en vol, et les avale rapidement. Si l'insecte est trop gros, il l'assomme avant de le déguster. Comme il est gourmand, si l'occasion se présente, il ne dédaignera pas non plus qu (...)

GOELAND

Un dangereux voisin. Nager pour le plaisir, patauger dans les eaux peu profondes, se laisser porter par les vagues, même en pleine tempête : voilà la vie du goéland ! Haut dans le ciel, il aime voler au fil du vent. Mais, s'il aperçoit une proie sur un rocher ou à la surface de la mer, il pique immédiatement du bec : sa voracité est quasi sans limites. Il représente un danger de tous les instants pour les nids des autres oiseau (...)

GOELAND ARGENTE

Un charognard bruyant. Le goéland est un des habitants les plus communs des rivages, des lacs et des ports. Et le plus commun de tous est le goéland argenté. Il passe le plus clair de son temps à flotter sur l'eau. Lorsqu'ils sont dérangés, les goélands argentés s'envolent par bandes entières en criant leur désaccord. Leur alimentation est variée. Souvent ils suivent les bateaux de pêche, à (...)

GRANDE AIGRETTE

Une victime de la mode des plumes. La Grande Aigrette est un oiseau fort imposant. Sa haute silhouette et son plumage blanc pur ne risquent pas de passer inaperçus dans les marais où elle vit. La grande aigrette habite pratiquement tous les continents. Elle a énormément souffert de la mode des plumes : en effet, les plumes qui se recourbent au-dessus de son dos et de sa queue, les « crosses », furent, lors de la Belle ‰poque, très rec (...)

GREBE

Construction d'un nid aquatique. Sur les lacs les grèbes rassemblent de menus branchages et des plantes aquatiques diverses qu'ils utilisent pour bâtir une sorte de plate-forme flottante. Ce radeau confortable leur sert de nid. Parmi les dix-huit espèces de grèbes qui se répartissent à travers le monde, on trouve les grèbes géants au bec noir et blanc sur le lac Atitlan au Guatemala. Le grèbe castagneux, qui est le plus (...)

GREBE CASTAGNEUX

Une boule de plumes sur nos étangs. Sur le vaste étang, par cette belle journée d'hiver, foulques, cols-verts et mouettes rieuses sont rassemblés. Parmi eux, nage un oiseau de petite taille, sans queue, véritable boule de plumes qui, soudain, pique une tête dans l'eau, et réapparaît un peu plus loin. C'est un grèbe castagneux, le plus petit de nos grèbes. Il doit son appellation de castagneux à son plum (...)

GRIVE

L'enclume à escargots. Près du nid d'une grive musicienne, il y a toujours une grosse pierre entourée de morceaux de coquilles d'escargots : c'est là que la grive vient déguster son repas favori. Elle saisit la coquille dans son bec en la pinçant fermement par le bord du trou, et elle la frappe en cadence sur la pierre jusqu'à ce qu'elle se casse. Elle est la seule à savoir sortir les escargots de leur coqui (...)

GRUE CENDREE

Une sentinelle qui joue de la trompette. Soudain, au loin, un sorte de trompette. Dans l'isolement de ces marais, rien à l'horizon. Mais à quelques kilomètres de là, parmi les graminées palustres, quelques grues observent. Ce sont les sentinelles. L'une d'elles, de sa voix remarquablement sonore, vient de pousser un cri. Une autre, avec coquetterie, lisse de son bec pointu son plumage gris, puis avance posément sur ses longues patt (...)

GUILLEMOT A MIROIR

Il allie le blanc, le noir et le rouge. Ne cherchons pas cet oiseau dans les colonies de guillemots de Troil, de petits pingouins et de macareux de nos côtes. Il ne se montre chez nous qu'à la mauvaise saison, et encore rarement. Le guillemot à miroir niche sur les falaises de l'Europe du Nord, à partir de l'Irlande, de l'‰cosse et du Danemark, et, de là, jusqu'à l'Arctique. Il habite aussi la Sibérie et (...)

HERON

Un pêcheur impassible... Immobile sur sa haute patte, le cou replié et l'ceil aux aguets, il attend le petit poisson qui viendra sans méfiance s'aventurer dans les parages. Alors, le cou se détendra comme un ressort et le long bec happera goulûment l'imprudent. Mais ce pêcheur n'est pas seul. C'est un animal sociable qui aime nicher et prendre ses repas en nombreuse compagnie. Le héron est vorace et ne dédaigne rien (...)

HERON BIHOREAU

Un héron trapu et sociable. Le bihoreau est un héron, mais il a le cou et le bec courts. Autre différence avec la plupart des hérons : il vit en colonies très nombreuses (plusieurs milliers). C'est un oiseau très bruyant, doté d'une voix puissante, et ces colonies font un vacarme infernal... Certaines espèces sont localisées dans diverses régions, mais le bihoreau à tête noire se rencontre dans le mo (...)

HERON GARDE-BOEUFS

Un colonisateur efficace. Le héron garde-b?€œufs habitait, jusqu'au début de ce siècle, l'Afrique et le sud de l'Europe et de l'Asie occidentale. Mais un petit groupe dut être emporté par une tempête jusqu'en Amérique, et s'y est multiplié au point qu'on les rencontre maintenant de l'Amérique du Sud au Canada! On pense que cette heureuse adaptation est due à l'absence de concurrent (...)

HERON POURPRE

Il cache son nid dans les roselières. Ce grand héron n'est pas rare dans les marais du centre et du sud de la France. Il niche par exemple en Camargue, en Dombes, en Berry, en Sologne, en Brenne, dans la basse Loire. Il se reproduit également en Suisse comme d'ailleurs dans tout le sud de l'Europe. Il occupe aussi l'Afrique et l'Asie. De plus, comme il niche en Hollande, il apparaît, mais seulement en migration, dans le nord de la France. L (...)

HIBOU DES MARAIS

Un chasseur de campagnols. Au-dessus de la prairie, sorte de polder tout proche de la mer, plane un rapace que l'on serait tenté de prendre pour une buse ou un busard. Pourtant, il est un peu plus petit et, grâce aux jumelles, nous distinguons ses disques faciaux : c'est un hibou des marais. Le hibou des marais est encore brachyote, ce qui veut dire hibou à oreilles courtes : ses aigrettes sont très courtes, et à peine visibles. L'autre partic (...)

HIRONDELLE

Fidèle messagère du printemps. Cet oiseau à l'habit bleu-noir, au ventre blanc, à la gorge rousse, nous revient fidèlement chaque année. A la fin de l'hiver, par bandes gazouillantes, les hirondelles reprennent leurs habitudes : elles passent leurs journées à voler, se reposent sur les fils électriques et ne descendent au sol que pour y chercher la boue nécessaire à la consolidation de leurs nids. C'e (...)

HIRONDELLE DE RIVAGE

Elles creusent des terriers. Il n'est pas rare de remarquer une sablière criblée d'une multitude de petits trous. Durant l'hiver, nulle vie n'anime ces trous, mais, à la belle saison, des foules de petites hirondelles y entrent, en sortent, ou volètent alentour. Ce sont des hirondelles de rivage. Elles sont brunâtres, avec le dessous blanc barré d'une bande sombre au niveau de la poitrine. Elles creusent donc leurs nids dans (...)

HUITRIER PIE

il ne mange pas d'huîtres... Le nom de l'huîtrier est très mal choisi : il mange des coquillages, bien sûr, mais jamais d'huîtres, car elles ne sont pas découvertes à marée basse! Orl'huîtrier ne mange que les mollusques (moules, coques, etc.) qui habitent la zone des marées, car il les mange quand ils sont découverts par la mer. L'huîtrier pie se rencontre dans toutes les parties du monde. (...)

IBIS

Sacré... massacré ! Cet oiseau que l'on trouve aussi bien au Sud de l'Europe qu'en Asie, en Afrique du Nord, en Amérique tropicale et en Australie, était l'objet d'un culte particulier dans l'‰gypte ancienne. Momifié, l'ibis était enterré avec les pharaons ; apprivoisé, il peuplait les temples égyptiens. Le dieu de la science, Thot, régulateur du temps et de l'univers &eac (...)

IBIS FALCINELLE

Il s'égare parfois dans nos marais. L'ibis falcinelle semble fait de cuivre ou de bronze avec son plumage aux reflets verts ou pourpres. Depuis la disparition de l'ibis chauve, c'est le seul ibis de la faune européenne. Encore est-il surtout localisé aux marais des Balkans et du Danube. Mais il occupe ?¬? et c'est la un cas rare chez les oiseaux ?¬? la plupart des continents : Afrique, Asie, Amérique du Nord. En Europe, il a presq (...)

LABBE

Le danseur des mers. Il court très vite, il nage comme un poisson, s'envole comme une flèche, plane longuement et pique soudain en oblique vers une proie aperçue de très haut. Le labbe au plumage brun foncé, au ventre plus clair et aux pattes noires, est un véritable oiseau de mer, qui vit au large, en solitaire, et ne rejoint le rivage que pendant la période de reproduction. On le trouve en Islande, dans les îles Féroé (...)

LORIOT

L'oiseau d'or. Le loriot est difficile à apercevoir car il se dissimule toujours au plus épais des forêts. Mais si, par chance, on arrive à le surprendre, on est ébloui par la beauté de son plumage or et noir. Il porte bien son nom, car loriot vient d'un mot latin, auréolus, qui signifie de "couleur dorée". On l'appelle encore merle d'or. Comme tous les oiseaux de cette famille, il est de petite taille, (...)

Marouette

En temps normal, la marouette ne vole pas beaucoup plus que les autres râles: elle nage, elle plonge, elle court sur les plantes aquatiques, grâce à ses doigts très longs, mais elle ne vole pratique-ment jamais. Pourtant, au printemps et à l'automne, pour passer de ses quartiers d'hiver à sa zone de nidification, ou l'inverse, elle est capable de traverser la Méditerranée, ou l'Atlantique! Il y a de nombreuses espè (...)

Martin-Pêcheur

La famille des alcédinidés groupe plus de quatre-vingts espèces de martins-pêcheurs et martins-chasseurs. La plupart d'entre elles vivent sous les tropiques. Le martin-pêcheur pie vit dans le sud de l'Afrique et le martin-chasseur huppé au Texas et en Amazonie. Quant au martin-pêcheur commun que nous décrivons ici, il habite l'Europe, le Nord de l'Afrique et l'Asie jusqu'au Japon. Dès le mois de fév (...)

Martinet

En France, le martinet noir est l'oiseau des beaux jours. Arrivant du Sud du Sahara, il vole au plus bas de l'azur, de fin avril à fin juillet. Aimant les lieux déserts et rocheux, il s'est fait aux villes et aux villages. Le soir venu, il vire en bandes, en poussant des cris stridents et, profitant des courants d'air chauds ascendants, monte jusqu'à deux mille métres. On suppose que, la nuit, les jeunes n'ayant pas de nid dorment en plan (...)

Merle Migrateur

Aussi populaire aux Etats-Unis que notre merle noir européen, le merle migrateur est l'un des signes annonciateurs du printemps. C'est un oiseau sociable qui se plait au voisinage de l'homme et niche volontiers près des habitations. La femelle construit toute seule, en une seule journée, un nid en forme de coupe consolidé avec de la terre mouillée. Le mâle, lui, se contente de voleter par-ci, par-là, apportant une brindille ou une fe (...)

Milan Noir

Le milan noir n'est pas un rapace comme les autres. Bien sûr, il capture oiseaux et rongeurs, mais il préfère, et de loin, les poissons. Comme il ne sait pas plonger, il doit se contenter des poissons morts qui flottent à la surface de l'eau ou de ceux qui nagent au ras des vagues. Mais, à mesure que les hommes polluent les rivières, le milan noir oriente sa nourriture vers les victimes de ces pollutions répétées... R&eacut (...)

Moineau

Trapu, robuste, bec court, épais et conique, effronté, frondeur mais sociable et intelligent, c'est notre "Pierrot" des villes, notre "Piaf" des quartiers populaires. Sa familiarité lui a valu le nom de moineau domestique. Parmi les soixante espèces de ses congénères d'Europe, d'Asie et d'Afrique, il est le plus répandu dans les villes, bien qu'il ne dédaigne pas la campagne, où il vit en (...)

Moyen-Duc

Les hululements sinistres que l'on peut entendre dans les forêts fréquentées par le moyen-duc ne sont rien d'autre que l'appel du mâle à la femelle; ils contribuent cependant à faire de cet oiseau l'un des protagonistes favoris des récits et des films d'épouvante. C'est pourtant un animal timide et discret. Il affectionne les forêts profondes et les bois touffus. Son plumage, noisette et fauve rayé d (...)

OIE DOMESTIQUE

Pour la multiplication des foies gras, des confits et le plaisir coupable des gourmets, les jeunes oies sont condamnées à l'obésité, et ce dans les plus brefs délais; en trois mois et demi, elles auront atteint leur poids maximum. Alors, que cela leur plaise ou non, et cela ne leur plaît pas en général, on leur enfourne à l'aide d'un entonnoir introduit dans leur gorge, boulettes de pain bien grasses ou bouillie de fari (...)

OUTARDE

Pas si sotte pourtant : la grande outarde n'a que la fuite pou défense ; elle est de ce fait d'une méfiance extraordinaire. LE moindre changement survenu dans son cadre familier éveilla ses soupçons. On ne peut l'approcher qu'avec d'infinies précau tions, encore se doute-t-elle toujours de quelque chose. Plutô que de s'exposer au moindre danger, elle se met alors à courir prend son vol et s'enfuit à tire-d& (...)

PELICAN

Disposés en arc de cercle, de gros oiseaux au bec puissant et allongé avancent au ras des vagues en battant des ailes. Cette danse étrange a pour but d'effaroucher le poisson et de le mener vers des eaux moins profondes. Là, le pélican, en se servant de son redoutable bec, et en utilisant sa poche comme épuisette, engloutira facilement ses deux kilos quotidiens de nourriture. Le pélican blanc est l'espèce la plus répandue. (...)

Monde Animal