Gaur (ou gayal)

Le gaur, également appelé le gayal, seladang ou mithan, est un grand mammifère appartenant à la famille des bovidés. Il est le plus grand et gros bovidé sauvage, et même l’un des plus gros animaux terrestres au monde. Se nourrissant principalement d’herbe et de jeunes pousses, il vit principalement en troupeaux dans les forêts et prairies d’Asie de l’Est (principalement d’Inde).

Malgré sa taille imposante, le gaur est un animal en grand danger, et figure sur la liste rouge des espèces en voie de disparition.

 

Classification scientifique du gaur

  • Règne : Animal
  • Embranchement/sous-embranchement : Chordé vertébré
  • Classe : Mammifère placentaire
  • Ordre : Artiodactyle ruminant
  • Famille : Bovidé boviné
  • Genre : Bos
  • Espèce : gaurus
  • Nom scientifique : Bos gaurus

 

Sous espèces de gaurs

On dénombre actuellement 4 sous-espèces de gaur. Elles sont les suivantes :

  • Bos frontalis gaurus (Népal, Inde)
  • Bos frontalis frontalis (Chittagong)
  • Bos frontalis laosiensis (Birmanie)
  • Bos frontalis sinhaleyus (Sri Lanka)

 

Caractéristiques Physiques du gaur

Taille

  • Longueur du corps: 2,5 à 3,3 m
  • Hauteur au garrot : 1 ,70 à 2,20 m
  • Taille des cornes : 60 à 115 cm
  • Longueur de la queue : 70 à 110 cm

Poids

  • Femelles : 450 à 800 kg
  • Mâles : 600 à 1 000 kg

Le gaur est le plus gros bovidé sauvage au monde.

Morphologie et apparence

Gaur femelle avec des grandes cornes vers le haut et un pelage marron

Le gaur est un mammifère imposant et massif. Sa silhouette est similaire à celle d’une vache, mais il possède une musculature plus dessinée, une queue bien plus longue et de grandes cornes arrondies. Il possède des sabots étroits mais assez pointus et des petits yeux noirs.

Ses cornes sont couleur ivoire en bas et noires en haut. Elles sont recourbées vers le haut chez les femelles, vers l’arrière chez les mâles. Il possède aussi une grosse bosse sur le haut de son dos et un plis de peau qui pend sous son cou.

Gaur mâle qui possède de grandes cornes ivoires et un pelage noir
Gaur mâle

Le pelage court du corps possède une couleur différente selon le sexe et l’âge de chaque individus. Les mâles adultes sont entièrement noirs, tandis que les jeunes et les femelles sont bruns foncés.

Les seules partie du corps de couleur réellement différente sont le dessus de la tête qui varie du brun clair gris (femelles et jeunes) au beige légèrement orangé (mâles), le bas des pattes qui est beige clair et le museau plus pâle que le reste du corps.

 

Habitat du gaur

Régions

Asie (du Sud-Est) : principalement Inde, mais aussi Indochine, Tibet, Chine, Malaisie, Népal, Thaïlande, Cambodge, Bangladesh, Laos et Vietnam (anciennement au Sri Lanka)

Biotope

Le gaur vit principalement dans les forêts de feuillues humides, les forêts tropicales humides et denses. Il vit également dans les grandes plaines et prairies des régions où il vit. On le trouve à des altitudes allant jusqu’à 1800 m.

Gaur noir qui guette à l'arrêt dans la forêt tropicale (son habitat naturel)

Évolution de son habitat

L’habitat naturel du gaur est peu à peu détruit au profit de l’activité humaine.

 

Régime alimentaire du gaur

Type de régime

Strictement herbivore

Trois gayals qui broutent de l'herbe entre les arbres de la jungle en Asie

Nourriture

Le gaur est un animal qui broute : il se nourrit essentiellement d’herbes et de jeunes pousses de nombreuses plantes, notamment des graminées. Il mange principalement les parties supérieures des plantes, comme les feuilles, les fines tiges, les graines et les fleurs. Il lui arrive également de se nourrir d’écorce, principalement d’arbres riches en phosphore et en calcium.

 

Mode de vie et comportement du gaur

Vie sociale

Le gaur est un animal social, qui vit souvent en troupeau. Ceux-ci comptent généralement entre 8 et 11 individus, dont un seul mâle (le dominant). Il arrive cependant que les groupes s’agrandissent au cours de l’année, le troupeau parfois rejoint par d’autres troupeaux ou par des mâles plus solitaires (généralement en avril-mai, pour se reproduire). Contrairement à la grande majorité des bovins, les gaurs ne se livrent pas de combat pour les femelles, ceux-ci semblant respecter la loi du “le plus gros est le plus fort“.

Troupeau de gaurs qui broutent et montent la garde dans la forêt

Animaux diurnes, il sont cependant actifs le matin et en fin d’après-midi. Ils préfèrent se reposer à l’ombre lors des moments les plus chauds de la journée. Comme les autres animaux du genre bos (chameaux et dromadaires notamment), leur bosse et leur peau qui pend sous le cou leur servent notamment à réguler leur chaleur corporelle au cours de la journée.

L’un des comportement étonnant du gaur est sa capacité à communiquer avec ses congénères et plus généralement le monde autours de lui. En cas de danger, il a en effet été remarqué que les gaurs poussent des cris s’apparentant à des sifflements et des meuglements. Cela sert à prévenir leurs congénères, mais également les autres animaux des alentours comme les sangliers, cervidés et les oiseaux, qui signalent eux aussi en retour le gaur lorsqu’un prédateur approche.

Cri

Comme les autres bovins, on dit qu’il meugle.

Ses meuglements sont graves et très puissants (ils peuvent se faire entendre sur plus d’1,5 km à la ronde), et lui servent à appeler les femelles. Il utilise aussi des sortes de sifflements, qui, couplés aux meuglements, lui permettent de prévenir ses congénères du danger ou les prévenir qu’il est en détresse.

Prédateurs

Les seuls prédateurs du gaur adulte sont le tigre et le crocodile marin, seuls animaux pouvant réellement rivaliser avec un animal aussi puissant de cette taille. Les jeunes sont quand à eux la cible des léopards et des dholes.

Gaur qui repousse un tigre par intimidation et en le chargeant

Longévité

  • A l’état sauvage : 15 ans
  • En captivité : jusqu’à 25 ans

 

Reproduction du gaur

Maturité sexuelle

2 à 3 ans

Portée

1 seul petit veau

Gestation

9 à 10 mois

Bébé gaur dans une prairie herbue

Sevrage

7 à 12 mois

Période de reproduction

La saison des amours du gaur a lieu entre décembre et juin, mais on observe surtout une augmentation du nombre d’accouplements au cours des mois d’avril et mai.

 

Menaces et conservation du gaur

Danger d’extinction

Le gaur est officiellement un animal Vulnérable (VU) selon l’UICN.

Menaces

Diverses menaces planent sur le gaur, provenant principalement de l’Homme. Elles sont les suivantes :

  • Destruction de son habitat naturel à travers la déforestation et le défrichement
  • Chasse excessive qui a considérablement réduit les populations de gaur dans certaines zones

Populations

On compte 15 000 à 35 000 gaurs vivant à l’état sauvage.