
Aigle royal
Aquila chrysaetos
Les zones rocheuses et falaises sont des milieux terrestres dominés par des substrats rocheux exposés, où le sol est très mince ou absent et où la végétation reste limitée, discontinue ou fortement spécialisée. Dans notre système d’habitats, elles regroupent falaises et parois rocheuses, escarpements et sommets rocheux non englacés, dalles affleurantes, éboulis, pierriers et pentes d’instabilité ainsi que certains canyons rocheux secs, dès lors que la structure minérale et la faible couverture pédologique constituent la caractéristique dominante. Ces milieux sont avant tout définis par leur architecture physique — verticalité, fissures, diaclases, corniches, replats, blocs et chaos d’éboulis — qui crée une mosaïque de micro-refuges. L’eau y ruisselle et s’infiltre rapidement, les variations thermiques sont marquées et l’exposition au vent et au soleil est souvent forte, ce qui limite la productivité mais favorise des communautés adaptées à la sécheresse, à l’instabilité et à la rareté des ressources. Le climat peut être tempéré, montagnard, aride ou froid sans changer la nature fondamentale de cet habitat, tant que la glace permanente ne domine pas le paysage.
Ces milieux abritent une faune caractéristique dominée par des espèces rupicoles et spécialistes des milieux ouverts et minéraux, capables d’exploiter la verticalité et les abris ponctuels offerts par la roche. Les oiseaux de falaise utilisent corniches et anfractuosités pour nicher à l’abri des prédateurs, tandis que les courants ascendants le long des parois favorisent les espèces planeuses et les chasseurs des reliefs. Les mammifères grimpeurs et rupestres tirent parti des vires et des pierriers pour se déplacer, se reposer et échapper au dérangement, et les petits mammifères trouvent refuge dans les interstices des éboulis. Les reptiles thermophiles exploitent les dalles ensoleillées et les fissures pour la thermorégulation, alors que les invertébrés des milieux pierreux occupent les fentes, les faces ombragées et les zones de débris, formant une ressource clé pour de nombreux prédateurs. Là où des suintements, cavités ou replats existent, ces habitats peuvent aussi servir de sites de reproduction ou d’abri temporaire à une faune opportuniste, soulignant l’importance des micro-habitats dans un environnement globalement pauvre en sol et en végétation.

Aquila chrysaetos

Papio ursinus

Papio hamadryas

Mustela nivalis

Capra ibex

Gulo gulo

Cervus elaphus

Rupicapra rupicapra

Felis silvestris

Corvus corone

Procavia capensis

Canis lupus dingo

Falco peregrinus

Martes foina

Theropithecus gelada

Acinonyx jubatus

Gypaetus barbatus

Mustela erminea

Cyclura cornuta

Panthera pardus

Canis lupus arctos

Canis lupus

Lynx lynx

Lemur catta

Marmota marmota

Passer domesticus

Oreotragus oreotragus

Panthera uncia

Varanus giganteus

Tarentola mauritanica

Gyps fulvus