Animaux des prairies

Les prairies correspondent à des milieux terrestres dominés par une végétation herbacée continue, avec peu ou pas d’arbres, structurés par des conditions qui limitent l’installation durable d’un couvert forestier (sécheresse, froid, vents, sols particuliers) et/ou par des perturbations régulières (pâturage, fauche, incendies). Dans notre système d’habitats, elles incluent les formations d’herbes hautes ou rases, les steppes et pelouses, ainsi que les mosaïques herbacées à arbustes clairsemés, qu’elles soient naturelles ou semi-naturelles lorsqu’elles restent gouvernées par une dynamique écologique de prairie.

Leur fonctionnement repose sur une forte saisonnalité de croissance et une grande part de biomasse souterraine, rendant ces milieux à la fois productifs et résilients face aux aléas climatiques. Selon l’humidité du sol, l’altitude, la température et l’intensité des perturbations, les prairies se déclinent en paysages ouverts plus ou moins denses, parfois ponctués de zones humides temporaires ou de micro-reliefs, formant une mosaïque d’habitats fins. Cette variabilité explique la diversité interne du groupe, depuis les formations xériques pauvres et rases jusqu’aux prairies hautes très productives, et depuis les plaines jusqu’aux étages montagnards.

Selon notre système de classification, cet habitat est divisé en plusieurs sous-habitats :

Les prairies abritent une faune des milieux ouverts, adaptée à la visibilité, aux fortes amplitudes thermiques et à la dynamique saisonnière des ressources. Grands herbivores et brouteurs exploitent la production d’herbes, tandis que petits mammifères fouisseurs structurent les sols et alimentent de nombreux prédateurs. La diversité d’invertébrés est souvent très élevée, portée par l’abondance de plantes hôtes et de fleurs, et soutient une chaîne alimentaire complète.

Ces espaces sont aussi le domaine des oiseaux nicheurs au sol et chanteurs des plaines, dépendants de la hauteur d’herbe et de la tranquillité, ainsi que des rapaces et carnivores qui chassent à vue. Dans les secteurs les plus chauds, les reptiles profitent des zones ensoleillées et des refuges herbacés, alors que les prairies plus humides ou ponctuées de mares temporaires accueillent aussi des amphibiens. L’ensemble forme des communautés étroitement liées à la gestion (pâturage, fauche) et aux perturbations naturelles, qui maintiennent l’ouverture du milieu et la diversité des niches.

Les espèces animales que l’on trouve dans cet habitat sont :